latintrip

Cali-Quito (l'attaque des Andes)

latintrip | 07 octobre, 2006 00:58

Nous vous avions donc laisse a Cali ou nous reprenions goût à la chaleur. Cali, capitale de la salsa et de la bombe siliconée. Il existe une rivalité entre Cali et Medellin pour savoir  dans laquelle de ces 2 villes se trouvent les plus belles femmes. Alors franchement, nous n’avons pas observé de nette différence concernant la gente féminine a part quelques canon qui sortaient du club de gym qui se trouvaient en face de notre hostal, les filles étaient belle, mais sans plus.

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On se promène donc dans la ville pour découvrir un peu les lieux.

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Rien d’extraordinaire si ce n’est un des plus beau zoo de Colombie. Nous décidons donc d’aller y faire un tour en bons touristes que nous sommes. Entrée pas trop chère, assez bien entretenu et pas mal d’animaux. On passera un bon bout de temps à délirer avec les singes.

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On sort les premiers soirs, mais on est en pleine semaine et il n’y a rien de spécial. On contacte donc Félicien qui se trouve à Cali depuis 5 mois pour un stage et on se donne rdv le vendredi soir dans l’enceinte de l’université. C’est la fête du livre dans cette uni ce qui fait que le campus est rempli de stand qui vendent de la bouffe et à boire avec en plus une scène sur laquelle on peut assister a des concerts et des démonstrations de danse. On chill un moment avec Fe et sa copine, puis on sort dans la ville.

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Soirée binche très sympa posés dans des canapés. Le lendemain on va déposer les vélos chez un taller qui nous changeras quelques pièces et resserrera les axes des roues, mais par contre aucun réglage de vitesse ni de frein. Il a juste bien nettoyé les vélo le fumier.. Le soir, on invite donc Fe et sa copine a venir manger a l hostal. Vu que Fe est devenu végétarien, on prépare un bon plat de spag aux légumes, mmh, rico ! Ensuite on se bouge dans une boite où à lieu un concert de jazz latino. En fait on arrive et on se pose dans une salle ou il y a un billard et on joue toute la soirée sur fond de zique jazz. On continue dans une boite tout style jusqu’au petit matin. Le dimanche se déroule la finale de la coupe du monde de Salsa 2006 dans une sorte de cirque en plein air. De coupe du monde il n’y a que le nom car on ne trouve en compétition quasiment que des colombiens. Les autres ont-ils eu peur ? La démonstration des pros est impressionnante, on arrive a peine a voir les pas tellement ça va vite et les demoiselles sont projetées dans tous les sens avec une précision diabolique. Impressionnant !

Il est maintenant temps que les 3 suisses déglingos redeviennent les 3 suisses à vélo.  On part donc le lundi matin pour Popayan qui se trouve à plus de 100km de là et en altitude. On passe une bonne heure à traverser Cali car la ville s’étend sur plusieurs dizaine de km. Les premiers paysages sont assez basiques car on reste en plaine, mais bien vite les choses vont se corser et on va se retrouver à recommencer les grimpettes. Des qu’on commence a monter en altitude le paysage redevient magnifique. La terre est rouge et quelques bananiers et autre palmiers contribuent à donner une bonne touche d’exotisme à la route. Dans la pleine on trouve une population très typée africaine, mais plus on monte, plus on trouve des gens tipés indiens ou européens. On passera notre première nuit dans une sorte de complexe vacancier avec piscine, billard et cabañas.

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On est vraiment heureux de retrouver nos sensations cyclistiques, car les gens sont de nouveaux super gentils avec nous et nous posent plein de questions. C’est aussi sympa de se retrouver au lit a 20h en étant complètement naze d’avoir pédalé toute la journée. On profite un peu de la piscine, on soupe et au lit ! La route que nous devons emprunter jusqu'à la frontière était réputée dangereuse en raison d’une forte présence de la guérilla, mais après avoir demander ce qu’il en était a un local, il semble que les choses se soient calmées et maintenant il y a une forte présence policière.

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Le deuxième jour de route va nous emmener à Popayan. On continue à monter un peu car Popayan se trouve en hauteur. On arrive au but en fin d’aprème. On se pose dans un hostal qui se trouve dans la vieille ville et on se met à l’aise. En début de soirée, nous sortons faire le tour de la vieille ville car elle est réputée pour ses maisons toute de style colonial et peintes en blanc. En effet la ville est très jolie et on prend plaisir à flâner dans ses ruelles.

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Pour le repas du soir, ce sera une pizza histoire de changer de l’éternel almuerzo qui est toujours le même sur la route. Retour a l’hostal temprano et dodo. On a du pain sur la planche pour les jours suivants.

Cali-Quito (du four au frigo)

latintrip | 07 octobre, 2006 00:48

Nous repartons donc de Popayan au petit matin afin d’arriver au village d’El Bordo, situe a environ 80 km d’ici en fin d’apres-midi. Mais attention, tous les gens nous ont deja dit que cette region, a savoir de Popayan a Pasto, est vraiment tres dangereuse en raison de l’activite de la guerilla. On a compris: ca veut dire les gens n’ont pas l’habitude de voir des touristes et qu’ils vont surement etre encore plus sympathiques et accueillants.

Nous partons donc a la decouverte de cette region qui d’apres certains est vraiment magnifique. D’abord la route ondule sur les collines de le verdoyant plateau (mais pas forcement plat) de la region de Cauca avant de monter, descendre puis remonter sur quelques 20 km. Les Andes, les vraies, commencent a se profiler au loin. On voit des chaines de montagne a perte de vue et cette fois-ci on va devoir les affronter, mais on apprehende cela avec une certaine excitation.

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En fait, plutot que d’une montee infernale, nous avons eu a faire a une descente de folie. Quelques 20km de pure descente avec des virages en lacets et surtout de nombreux camions qui descendent a 2 a l’heure et qui nous empechent de la faire a fond. Tant pis, on y va, on en depasse un parfois deux dans des virages ou la visibilite n’est pas toujours excellente mais il nous faut faut aussi un peu d’adrenaline, on ne fait pas juste les Andes pour faire des montees a 6 km/h, merde…

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Mais on s’arrete quand meme pour prendre quelques photos parce que le paysage est d’une part magnifique et d’autre part change tellement au gre de la descente de meme que la population. C’est ce qui est incroyable dans cette region: d’abord on se retrouve au nilieu des forets de pins, la temperature chute jusqu’a 13 degres et la population se compose quasi uniquement de purs indiens andins, puis plus nous descendons plus il fait chaud et en pas plus d’une demie-heure nous nous retrouvons au milieu des palmiers par 35 degres dans des petits villages peuples uniquement par des noirs. On a change de pays en l’espace d’une descente et c’est peut-etre ca le secret de la richesse et de la diversite de ce pays.

Finalement, et apres une nouvelle montee, nous arrivons au village d’El Bordo. Nous ne saurions dire a quelle altitude il se trouve mais surement aux alentours de 2000m vu qu’a nouveau la population noire a disparu pour laisser place aux indiens. Eh oui, en Colombie le meilleur altimetre qu’il y ait c’est les gens!

Nous cherchons un endroit pour dormir et un homme boiteux a qui il manque une oreille vient nous aborder pour nous amener a son hotel. Il est rejoint par son compere completement bourre qui nous demande si on a pas une petite goutte a boire. Bonjour l’ambiance, mais a les voir ils auront surement l’hotel qui nous convient. Effectivement c’est un hotel dans un vieux style des annees 60 avec grand hall central et qui semble pour ainsi dire abandonne. On y va quand meme, ca sera surement moins cher que les autres. Puis on va faire un tour en ville. Pour changer, et d’autant plus dans le region, tous les gens nous regardent et se demandent ce que 3 gringos peuvent bien foutre dans un tel bled.

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Effectivement il n’y a pas eu grand chose a faire a El Bordo mais c’est une bonne chose car nous pouvons repartir le lendemain suffisamment tot. Pour changer un peu, nous entamons la journee par une grande descente et la nous nous retrouvons dans une grande plaine aride, pour ainsi dire un desert, et ceci sous une chaleur etouffante. Nous nous arretons pour boire un petit jus de borojo, fruit bourre de vitamines et, parait-il, aux vertus aphrodisiaques. Tout en sirotant notre jus, nous commencons a parler avec les gens autour de nous, tous interresses de savoir ce qu’on fait par ici et qui plus est a velo. Puis la vendeuse de jus commence a nous dire de la prendre avec nous sur le velo jusqu’en Suisse ou au moins de dire a des amis suisses s’ils sont interresses. Elle nous vante un moment les vertus des femmes colombiennes, on est morts de rire, puis on s’echange les numeros et on s’appelle on se fait une bouffe…

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Nous reprenons la trasversee du desert, nous longeons et traversons une riviere au bord de laquelle on observe par moment quelques petits oasis de vegetation qui ont eclos puis nous repartons dans une region desertique mais cette fois-ci vallonee. La journee touche a sa fin et nous sommes au milieu de nulle part. La route est toujours la meme: une montee a flanc de montagne, une descente, on passe un pont et de nouveau le meme type de montee. On a l’impression de ne pas avoir bouge d’un centimetre. Puis finalement, et alors que le moral est bien entame, nous voyons un petit plateau et des maisons. Nous sommes sauves mais pas au bout de nos surprises. Lorsque nous arrivons a cet endroit, nous nous rendons compte qu’il s’agit d’une sorte de village fantome: une trentaine de maisons inachevees, inhabitees d’un cote de la route et une seule tienda de l’autre cote. Nous nous y arretons pour boire quelque chose demandons a la patronne, une des seules ames vivantes visiblement, s’il y a un vrai village un peu plus loin. Heureusement si, a quelques km se trouve le village d’El Remolino. Nous y arrivons donc soulages une demi-heure plus tard et y trouvons facilement un hebergement.

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On a deja fait un bon bout de chemin depuis Popayan et Pasto ne se trouve plus qu’a environ 85km de ce village. Mais malgre le nombre de montees que nous avons fait nous sommes chaque fois redescendu dans la plaine et de ce fait les prochains kilometres risquent d’etre bien pentus pour nous mener jusqu’a 2500m, hauteur a laquelle culmine la ville de Pasto.

Nous commencons par une immense montee a flanc de montagne et la nous commencons a sentir l’air frais et sec des hauteurs. Une vue magnifique s’offre a nous: des montagnes a perte de vue, verdoyantes et parfois cultivees jusqu’a plus de 3000m!

Nous ressentons la un sentiment d’immensite, pour ainsi dire d’infinite et nous nous disons presque une larme a l’oeil que nous y sommes, nous sommes en plein dans les Andes tant convoitees depuis quelques jours…

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Mais ne nous rejouissons pas trop, les hauts plateaux c’est pas pour tout de suite. A peine passe le col nous entamons a nouveau une descente de folie sur environ 15 km passant par de la route en asphalte, en gravier et aussi par un tunnel, fait exceptionnel et exceptionnellement dangereux en raison des nombreux camions qui se trainent le long de la route.

Tout ca nous menera finalement au fond d’un canyon avec un immense pont, surprotege par l’armee – surement par qu’il s’agit d’une cible de choix pour la guerilla. Et ensuite la montee infernale reprend, d’autant plus qu’on a perdu pas mal d’altitude en descendant dans ce trou. La faim commence aussi a se faire ressentir, eh oui on a mange en tout et pour tout un bout de pain et un yoghurt avnt de partir. Mais pas de probleme, a la station service qui se trouve pres du pont on nous dit qu’il y a un restaurant a 2km, c’est de la pure montee mais c’est pas tres long.

Nous commencons a monter, mais la pas un village ni meme une maison a l’horizon. Puis apres bien 20 km de montee, a savoir un peu plus de 3h sans manger ou boire, nous arrivons vers des habitations ou on nous dit qu’il y a une station service avec restaurant un peu plus haut. Nous sommes morts, en particulier Follo, qui n’a pas les reserves de graisse que les autres ont pris soin de constituer en Suisse (sans faire expres) avant de partir, et qui commence a flancher.

Au passage le paysage aura une nouvelle fois ete magnifique mais il est vrai qu’avec le ventre vide on l’apprecie moins.

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 On arrive alors a cette maudite station service pour enfin pouvoir manger et se reposer un peu. Nous sommes a moins de 30km de Pasto mais vu l’heure avancee et l’etat de forme de chacun il serait impossible d’y arriver dans la journee. Nous allons donc dans un petit bled a 2km d’ici ou nous allons passer la nuit afin de repartir le lendemain frais et le ventre plein.

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L’etape nous y menant est on ne peut plus simple: 25 km de montee jusqu’a environ 3000m puis moins de 5km de descente sur Pasto. Au moins on est avertis cette fois-ci, il faudra avoir de bonnes cuisses. On y va tous tranquillement histoire de ne pas se griller, on profite vraiment des paysages et on arrive sans encombre en debut d’apres-midi…

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Enfin presque sans encombre, des l’arrivee a Pasto le pneu arriere du velo de Luigi creve. Alors qu’on se rejouissais d’aller manger quelque chose et de se reposer, on a du se faire une petite session reparation de chambre a air. Ceci nous a permis de rencontrer un cycliste qui nous a accompagnes et guides dans la ville.

Quant a la ville, c’est une folie, les gens sont trop ouverts et sympathiques. Mais vraiment trop, tous les 20m quelqu’un nous arrete pour parler avec nous, tous les gens nous souhaitent la bienvenue et nous felicitent au passage. On en aurait presque pris la grosse tete. Ensuite visite de Pasto, a nouveau dans chaque rue, restaurant ou centre commercial tous les regards sont tournes vers nous. Non mais finalement c’est assez agreable de se la jouer star un petit moment.

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Ce soir la c’est le samedi et attention, les betes de foire de la ville vont entrer en scene. Apres s’etre mijote un bon petit plat, on se boit la petite bouteille rituelle tranquillement a l’hotel avant de sortir. Puis en sortant on cherche un peu le lieu de l’action mais il faut dire que c’est pas rempli ce soir la. Finalement on rencontre 2 colombiens dans la rue et on leur demande ce qu’il y a a faire. Ils nous proposent d’aller dans un bar avec eux, il ont une bonne bouteille de rhumqui les y attend. On les suit donc, on discute, on arrive au bar et 2 amis a eux nous y rejoignent. Puis apres avoir bu une biere ils nous amenent dans une disco un peu plus excentree mais plus remplie aussi. La on fait la fete, on danse, on rencontre pas mal de gens et bien sur on boit, a coup de bouteilleS de rhum “on the rocks” s’il vous plait. Apres cela, pas encore rassasies, ni eux ni nous, ils nous proposent d’aller chez l’un d’eux. Ouais bon une soiree a six ca va peut etre pas etre la fete mais on va voir. On prend le taxi direction un quartier perche dans la montagne et une fois arrive sur place rien de tout ce que l’on pouvait imaginer: nous nous retrouvons dans un appartement vide de tous ses meubles, musique folklorique equatorienne a fond et rempli de gens. En fait c’est la monstre teuf!

La, tous les gens veulent nous dire bonjour et parler avec nous. Nous nous retrouvons a danser en rond tant avec les enfants de dix ans que le vieil indien bourre de 70 ans. Tout le monde et de tout age fait la fete. Qui plus est on nous abreuve d’alcool local et de shots de rhum toute la soiree et en prime un peu de bouffe, ce qui passe bien a cette heure avancee de la soiree. Autant dire qu’on finit bien joyeux pour finalement rentrer a l’hotel par un moyen encore indetermine a ce jour.

On passe le lendemain a recuperer, faire un peu le tour de la ville enfin pas grand chose en definitive. Puis le soir, avant de quitter Pasto, on veut juste aller boire une petite biere tranquillement. On entre dans un petit café ou il n’y a personne si ce n’est une table avec 2 mecs et 4 filles. Nous on se pose et on commence a discuter puis au bout de 20 minutes le serveur vient vers nous avec un petit mot: les personnes d’a cote desirent faire notre connaissance et nous invitent a leur table. On voulait juste boire une biere mais il se passe toujours quelque chose. On va donc discuter, on leur raconte notre voyage, les 3 payasos (clowns), comme nous a appele l’un d’eux, sont entre en action. Puis finalement nous enchainons les discussions sur la colombie: “Vous n’avez pas peur? Vous ne pensez pas que nous sommes tous des narcotrafiquants ou des guerilleros?” Non, la Colombie on la connait assez bien maintenant et franchement c’est que du bon. Puis ils nous proposent meme de vivre chez eux la semaine suivante pour qu’ils nous fassent decouvrir la ville et la region. On est finalement obliges de partir parce l’heure avance et qu’on reprend le velo le lendemain mais la on se dit: effectivement la Colombie c’est tres dansgereux, on ne sait pas si on peut y laisser sa vie mais en tout cas on y passer sa vie sans probleme.

On va alors se coucher, Pasto c’est fini mais on y a vraiment passe de bons moments.

Cali-Quito (los Locos se van con los Locos)

latintrip | 07 octobre, 2006 00:32

Apres ces quelques jours de repos bien merites on repart direction ECUADOR!!! mais avant tout ca notre dernier jour de velo en Colombie. Ah la la, ces dernieres semaines ont ete inoubliables, on est tous les trois tombe amoureux de ce pays donc c’est avec un peu, beaucoup de nostalgie qu’on reprend le velo lundi matin tres tot pour attaquer 15km de montee. Ca se passe plutot bien, on roule quelques kilometres avec deux cyclistes colombiens avec lesquelles on discute du coup on se retouve en trois coup de pedale au sommet du col. Il fait froid, il pleuvine, on se trouve plus ou moins a 3000m donc petit pause pour se rechauffer avec un bon petit cafe. Ensuite de quoi c’est du tout bon, 25km de pure descente, jouissif ! Comme d’hab on depasse tous les camions qui se trouve sur notre chemin et on se retrouve finalement a 1500m dans un trou… du coup ca remonte directement. On se fait quelque kil puis pause de midi. On a pas l’habitude de vous parler de ces fameuses pauses de midi mais celle-ci a quelques choses de bien particulier. C’est surement la pause de midi dont on va se rappeler toute notre vie, peut-etre que pour vous ca n’aura rien de particulier mais nous on en parle encore maintenant.

Alors voila on se pause dans un petit bled rempli de petits restos pour camionneurs, on en choisit un au hasard de toute facon ils vendent tous la meme chose… Bref on mange notre bout de viande sec avec du riz et des bananes et c’est la que tout d’un coup Follo se leve comme s¿il venait ed voir un fantome et dit : « Putain mais regardez qui est la ! » Les deux autres tout etonnes, ne comprenant pas qui pourrait bien se trouive dans ce trou se retourne et qui est la ? Jose ! « Jose ! Increible ! No es impossible ! ». Jose pour ceux qui ne se souviennent pas ou qui peut-etre n’ont pas lu le blog (trop long, je prefere regarder les fotos….) c’est notre cher marin qui nous a amene de Panama en Colombie avec qui on a eu une amitie peut-etre courte mais vraiment intense, on a passe de nuits entiere a discuter  de tout et de rien, de la vie, des voyages, des envies, des problemes… Bref le revoir la c’est un peu confirmer toute nos discussions, et oui TOUT EST POSSIBLE, absolument TOUT.

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Apres lui avoir raconter a peu pres tout ce qui nous est arrive dans son pays, on se resalue en se disant que de toute facon un jour ou l’autre on allait se revoir. Lui repart par le bas nous on attaque la montee. On nous avait dit qu’il y aurait du plat puis une dizaine de kil pour arrive a Ipiales, ville frontiere avec l’Equateur. Ouais, ouais ! Comme d’hab des conneries, on se tape ni plus ni moins que 45km de pur montee. Les machines sont soumises a rude epreuve. Lui d’ailleurs arrivera a Ipiales avec beaucoup de difficulte, ses jambes ayant decide de le lacher 20km avant l’arrivee.

Le lendemain avant de reprendre la route, on va visite El Santuario Las Lajas, c’est une enorme eglise de style gothique construite au-dessus d’un ravin. Ca en vaut vraiment le coup d’œil.

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Puis depart pour la frontiere qui n’est qu’a quelques kilometres de la. Passage de la douane sans probleme, decidement on aurait pu facilement finance notre voyage en faisant du traffic de drogue mais bon vu qu’on est des types bien…

Arrivee a Tulcan, ville perchee a 3000m sans grands interets, on decide de faire encore quelques km avant de s’arreter. Ca monte, ca monte, on passe un col a 3500m puis ca descend, ca monte, ca descend et ainsi de suite. On en a marre alors on se pose finalement dans un petit bled, San Gabriel, ici le tourisme n’est pas vraiment present, encore moins le tourisme a velo du coup notre arrive ne passe pas inapercu. On adore ca, faut dire qu’on commence presque a avoir la grosse tete, le retour a l’anonyma va etre dur !

Petite fete le soir dans le village, c’est sympa mais il fait super froid du coup on se rechauffe avec un petit litron de vin chaud et puis au dodo.

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Et s’est rereparti direction Ibarra. La route est plutot descendante, on se retrouve une premiere fois sur un plateau entoure de montagnes, on se croirait aux USA sur la route 66. Puis nouvelle descente mais cette fois on descend pour de bon, les paysages sont hallucinant, regardez les photos ca se passe de commentaires… Et voila qu’on se retrouve dans une vallee fertile ou la chaleur est assomante (de nouveau on est passe du four au frigo) et la on se croirait de nouveau en Afrique. On roule, on roule et la route maintenant recommence a monte et vu la chaleur ca devient variment difficile. On attaque toute une serie de lacets pour enfin arrive a nouveau sur un haut plateau. Ibarra est a portee de vue, c’est donc tout motive que les derniers kils sont avales.

Le soir c’est la fete mais on a pas vraiment la motiv donc on se boit juste une peite cerveza et au lit. Le lendemain on part pour pour Otavalo, petite ville touristique connue pour son marche et situee a une vingtaine de kilometres de la.

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Sur la route c’est toujours aussi cool, les gens sont incroyablement demonstratifs, ils nous saluent , nous souhaitent bonnes chances, les enfants sont tout excites, y en a meme qui nous suivent sur quelques metres en courant.

Petit fait marrant : alors qu’on roulait tranquillement sur un long bout droit voila qu’on entend un enorme bruit, on se retrourne et on voit une roue vole literalement et une voiture qui continue son chemin sur une dizaine de metres avec une roue en moins mais avec en prime un nuage d’étincelles. Impressionnant ! Heureusement les passagers ont eu plus peur que mal.

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Nous voila a Otavalo, on se pose dans une petite auberge sympa et la la grande question : qu’est-ce qu’on fait ? On repart demain ? On reste la un moment ? Apres une discussion tres argumentees on decide finalement de se poser au moins deux jours et on verra ce qui se passe, si on reste plus ou non. A peine apres avoir pris cette discussion voila qu’une tete connue apparaît, c’est Alessandro, un italien de 36 ans qu’on avait connu a Cartagena puis a Santa Marta et qui se trouve etre sur la meme longueur que nous. On est trop content de le revoir et lui de meme. A partir de la tout s’enchaine, apres-midi tranquille, on mange ensuite de quoi le rhum et de retour. On se pose a l’hotel a reparler sans fin de cette Colombie qui nous manque tant, on boit , on parle, les esprits commencent a s’egarer. Deux touristes se joignent a nous et c’est reparti une autre bouteille. On decide finalement de voir ce qui se passse au village, on se retouve dans une boite pratquement vide mais on s’en fout quand on est en bonne compagnie l’endroit importe peu. Ua bout d’une heure on connaît tout le monde, le patron y compris. On rencontre aussi Polo un chilien en voyage qui loge dans le meme hostal que nous. A la fermeture on rentre mais ca continu a l’auberge. Bref une soiree comme on les aime…

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Lendemain dur reveil a 10h et depart pour le marche, on est transcende ou plutot encore bourre, du coup au marche on parle avec tout le monde peut-etre que certains nous prennent pour des fous mais on se marre bien. On en profite quand meme pour acheter quelques trucs puis depart a l’hotel pour une sieste bien meritee.

Le soir la grande equipe se retrouve et direction « El gallero » pour voir les combats de coqs, manifestation tres populaires en Equateur. On est un peu tout excite, on se demande comment ca sera mais au final faut dire qu’on est un pil degoute. D’accord c’est que des coqs mais merde ils se battent jusqu'à la mort et franchement c’est pas tres cool.

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La soiree semble definitivement morte mais Polo propose de boire une petite bouteille, pourquoi pas ! Et la ca recommence comme la veille, on se retrouve dans la meme boite que la veille jusqu’au petit matin.

Le dimanche alors que Fab et Lui en profitent pour faire la grace mat jusqu’au soi,r Follo, Alessandro, Polo et sa copine partent a velo (s’il vous plait) visiter une casacde ainsi qu’une lagune se trouvant dans les environs.

Le soir on se fait tous ensemble une peite soiree pepere devant un feu a discuter, un dimache soir parfait.

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Lundi matin, c’est la routine qui recommence meme en vacances… on dit aurevoir a Polo, lui il part pour la Colombie (veinard !!!), Alessandro lui on le revoit normalement a Quito si on y arrive. Sur le papier c’est 85km, on se dit que c’est possible de le faire en un jour. Pour commencer de la montee, une vingtaine de kil, puis on redescend un tout petit peu jusqu'à arriver a la Mitad del Mundo. Petite seance fotos pour marquer le moment et c’est reparti, on monte a flanc de coteau puis une enorme descente bien bien sympas, les paysages sont toujours aussi beaux, decidement les Andes c’est trop de la balle !

Mais le plus dur c’est maintenant, a priori il ne reste que 20km mais c’est que de la montee. Il commence a pleuvoir, il commence a faire froid mais on est motive d’arriver a Quito. Au bout de 20km on commence a aperevoir la peripherie de al ville, et oui on avait pas prevu qu’on devait encore traverser la ville et c’est parti encore 20km dans les embouteillage, la pollution en plus il fait nuit a present mais on arrive finalement a l’auberge, Alessandro nous y attend. On a l’impression que ca faisait des jours qu’on l’avait plus vu.

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Il y a deux semaines on partait de Cali apres un mois et demi de fetes sans avoir pratiquement fait du velo en se disant qu’on voulait absolument faire du velo dans les Andes et si possible arriver a Quito. Voila on l’a fait, on y est, c’etait dur mais c’est une belle satisfaction.

Moins de 3 semaines avant la fin du voyage, on continue a velo direction Guayaquil. On a vraiment de la peine a se separer de nos montures. On ne verra peut-etre pas grand chose du Perou mais c’est pas grave, le Voyage a Velo avec deux grand V avant tout.

Bogota

latintrip | 06 octobre, 2006 20:19

Alors suite a des petits problemes du site, on vous remet la derniere partie du "Te quiero Colombia" qui a ete effacee!

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Le reste du sejour est juste parfait, la famille decide de partir pour le week-end mais nous on a pas tellement la motiv de se retaper des heures et des heures de voitures donc du coup ils nous proposent de rester chez eux. Incroyable les 3 suisses a velo ont leur appartement au centre de Bogota! Jorge reste avec nous et c'est que du pur bonheur. Vendredi soir on se retrouve dans une des boites les plus folles de Bogota, elle est situee au sommet d'un gratte-ciel de 42 etages, musique house, rhum avec en prime une vue incroyable sur la ville. Samedi soir c'est l'oppose, la boite ou on contait aller est hors de prix alors on se retrouve finalement dans une petite echoppe a boire de l'aguardiente (alcool typique colombien qui ressemble plus ou moins a du pastis) tojours en compagnie de Jorge, Julie et Yeniz. On finit tous ensuite dans une petite boite assez glauque toujours en compagnie de notre tres cher aguardiente et ceci jusqu'au petit matin.

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Voila Bogota c’est fini, on aura passe une semaine incroyable en compagnie de tous ces colombiens qui nous ont vraiment permis de mieux connaitre leur beau pays. Merci a tous! Du coup les aurevoirs sont vraiment difficiles mais on a encore beaucoup de route a faire et surtout on a tous une putaine d’envie de retrouver nos montures pour pouvoir s’attaquer aux immenses montagnes des Andes. Depart en bus et 12 heures plus tard on arrive a Cali. On retrouve la chaleur parce que Bogota c’etait bien mais c’etait froids et on commencait a perdre notre beau bronzage des caraibes. Ca fait maintenant quelques jours qu’on est la, on a fait reviser nos vieux velos, on s’est repose, on a retrouve notre cher Felicien qui lui est en train de faire un stage a l’Universite et voila dans deux jours on part. Il ne nous reste plus que 5 semaines avant de rentrer au pays (deja!?!)

Te quiero Colombia

latintrip | 20 septembre, 2006 00:21

Nous voila donc sur cette terre de tous les fantasmes qu est la Colombie. Vu de par chez nous c est un peu l’enfer sur terre ou tout etranger qui penetrerait le pays se retrouverait vole et sequestre par la guerilla ou les narcotrafiquants.. Bien sur tout n’est pas calme dans le pays, mais vous vous rendrez compte grace a la suite du texte que malgre les nombreux conflits qui regnent dans le pays, il y fait tres bon vivre et tant la nature que les habitants de ce pays sont extraordinaires.

Nous vous avions laisse a Cartagena magnifique ville coloniale ou nous prenons tout de suite nos cartiers a l’auberge Casa Viena, l’une des seules et incontournable auberge de jeunesse de la ville. Lorsqu’on flane dans les rues, ont sent tout de suite que l’on a change de continent. On est toujours dans les caraïbes, mais contrairement a l’ambiance jamaïquaine que l’on retrouvait en Amerique Centrale, c’est ici Cuba que l’on retrouve. Vieilles rues pavees et petites echopes vieillotes ou grouille une vie insoupçonnable. Tout ca au rythme de la salsa ou de l’incontournable reggaeton. On est tout de suite a l’aise meme si on ne connaît pas encore bien la mentalite ni les habitudes des colombiens.

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On retrouve a l’auberge un grand nombre de personnes croisees a Panama City quelques jours auparavant. On s’installe en laissant les velos dans le couloir car il n y a pas de place ailleurs, on va encore se faire remarquer. En debut de soiree Jose, notre marin prefere, nous rejoint et nous propose de nous emmener manger. On sort donc avec lui et on se rend dans un resto populaire ou il nous initie a la « comida corriente » qui est le plat que prennent traditionnellement les ouvriers et autres. Ce plat est compose d’une soupe en entree soit au poisson soit a autre chose avec plein de legumes, puis suit le plat principal qui est soit du poisson, soit de la viande ou du poulet avec en accompagnement salade, riz, platanos et autre feculents, le tout accompagne d’un jus de fruit ou d une agua de panela et tout ca a moins de 2 $..

On passe ensuite acheter une bouteille de rhum dans une tienda avec comme projet de la boire dans un parc ce qui se fait traditionnellement là-bas. Enfin un pays ou tu peux boire un coup dans la rue sans avoir peur se faire extorquer par la police. Mais cette fois c’est la pluie qui arrive et nous contraint a retourner a l’auberge. Petite precision quant a la maniere de boire le rhum ici. Il se boit cul sec dans des petits verres a shot sans oublier de jeter la premiere goutte de la bouteille par terre pour les morts.. On a quand meme achete du coca pour ne pas finir ivre trop vite. Ca fait quand meme quelque jours que l’on a pas touche une goutte d alcool, mais on s’y remet tres bien. Notre cher Jose d’habitude si serieux et calme commence a avoir les yeux qui brillent et le verbe qui s’accelere. On a une bonne discussion et on lui fait meme une monstre pub aupres de ceux qui sont a l’hotel et qui desirent faire le voyage en sens inverse. On met ensuite le cap sur la ville pour aller tater la vie nocturne du bled. On est en debut de semaine, il n’y a donc pas grand monde et le premier bar ou l’on arrive est vide. On cherche donc un autre bar et on en trouve un avec un peu plus de monde. On se pose sur des canaps et on prend une bouteille. Immediatement, 4 filles viennent vers nous et s’installent collees serres a nous. Hum, pas mal, mais enfin ca fait quand meme un peu louche. Il nous faut tres peu de temps pour nous convaincre que se sont en effet des filles de joie, mais bon joueurs nous prenons le temps de dsicuter et danser avec sans pour autant repondre a leur essais de caresse suggestives. On passe un bon moment et les filles comprenant qu’on ne leur lachera rien du tout finissent par nous abandonner. On change donc d’endroit. On se rend dans la vieille ville qui est magnifique dans la nuit avec des jeux de lumiere finement doses. On rentre dans un des premier bar que l’on trouve et la aussi il n y a pas grand monde. On se pose quand meme et on discute un peu. Les filles sont beaucoup moins demonstratives on se dit donc que tout va bien, mais a un moment la fille avec laquelle Lui discutait s’excuse et s’eclipse un court instant. Tout a coup la musique change et de la lumiere se fait sur un podium avec une barre en metal.. Et oui, petit show de streep tease comme si de rien n’etait. On a decidement pas le nez pour cette soiree et apres avoir bien verifie qu il n y avait pas moyen de trouver de fille normale dans la boite, on se rapatrie a l’auberge.

Le lendemain repos puis on va faire un tour dans la ville histoire d’acheter des provisions. Journee tranquille et sans histoire. Le soir arrive on remet ca en esperant avoir plus de chance. Au passage on fait la rencontre de Mickael un voyageur francais de 28 ans qui a voyage au Bresil, Bolivie, Perou, Equateur et enfin Colombie. On se lie tout de suite d’amitie avec lui car il est dans le meme etat d’esprit que nous et qu’il parle la meme langue. On decide cette fois d’aller dans une boite payante en esperant que cette fois ci ce sera une boite normale. Mais en retourne dans la meme zone que le soir avant et cette fois-ci la boite n’est pas une boite a pute, mais il y en a quand meme passablement. On passera donc une soiree moyenne. Ce ne sera pas une nuit blanche mais presque..

Bref, le lendemain on commence un peu a etre blase de voir des putes dans toutes les boites ou on va et on se rend compte que si on reste dans le quartier touristique, la donne ne risque pas de changer. C est triste, mais c’est comme ca, la ou il y a de la pauvrete et du tourisme, les prostituees font inévitablement leur apparition. On avait deja assiste au phenomene a Granada, mais cette fois ci il semble encore plus important. Pour le samedi soir, on decide de demander au garde de nuit de l’auberge de nous conseiller un endroit ou il n y a que des locaux et ou la « Rumba » est bonne. Il nous conseille de prendre un taxi pour se rendre dans les quartiers populaires a 20 min de taxi du centre touristique. Vendu ! On rassemble donc notre fine equipe composee de vos trois mousquetaires ainsi que de Jose qui s’est remis de la cuite qu il a pris 2 jours avant, Mickael et Vincente notre americain collegue de traversee. On se rend donc dans une boite composee d’une grande terrasse a ciel ouvert donnant sur trois bars et 2 pistes de danses. Cette fois c’est le jackpot. On est bien les seuls touristes et la fiesta et bien au rdv. On assiste meme a quelques pas de Champeta melange de Bachata et Reggaeton qui se danse colle serre en bougeant du bassin de maniere comment dire..tres suggestive. Tres sympa. On a aussi l’occasion de discuter avec pas mal de colombiens et colombiennes qui sont tout contents de voir des touristes dans un lieu populaire. Le contact est vraiment excellent et on ressent tout de suite que les colombiens ont a cœur de faire changer la reputation de leur pays aupres du monde exterieur.

Bref, une toute bonne soiree qui nous fera aimer la Colombie. Le lendemain c’est repos car on doit se remettre en selle le lundi. On donne donc rdv a Mickael a Santa Marta ou il doit se rendre le lendemain pour voir une copine qu il a rencontre sur internet. Mickael est un specialiste de la rencontre sur internet et il a deja eu des copines au Perou et en Colombie grace a ce bief que ce soit directement ou indirectement. Comme on a 200 km a se taper on lui donne rdv pour le mardi soir dans un hotel qu’il nous indiquera par mail. Le lendemain on part assez tot pour echapper a la chaleur torride de la cote. On pedale donc en direction de Barranquilla, ville natale de Shakira. Les routes colombiennes sont tres bien entretenues et sont toutes a payage, que l’on ne paie pas bien sur.. De plus de nombreux postes de contrôle militaire sont installes tres regulierement le long des principaux axes. On est regulierement arrete par ceux-ci mais uniquement parce qu’ils sont curieux de savoir ce que l’on fait ici et d’ou l’on vient.

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Tres sympathique en tous les cas. Notre premiere etape contient une partie recreative a sa moitie qui est un bain de boue dans un volcans de 15 m de haut, la volcan Totumo. On s y arrete donc apres la pose poisson, riz coco de midi. A premiere vue, ca n a pas l’air exceptionnel. Un gros cone en terre avec 2 escaliers, un pour monter et un, plein de boue, pour descendre.

On se rend donc au pied du monstre et on va se changer. Fab n est pas tres chaud pour tenter l’aventure, il sera donc notre porte valeurs et photographe officiel.

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L’endroit est relativement pleins car 2 cars sont arrives fraichement, mais ce qui est vraiment cool en Colombie, c’est que les cars de touristes sont plein de touristes… colombiens et ca change tout. En haut c’est assez l’euphorie dans le bain et on se decide a rentrer dans le bourbier malodorant. Sensation incroyable car la boue est tres dense et en meme temps tres liquide. Notre corps est en permanance repousse a la surface ce qui nous force a lutter pour garder une position debout. Autre chose tres etrange, le fait que l’on ait absolument pas pied. On se marre pendant un bon moment et on se fait des passes avec un gamin qui est pousse par sa sœur. Il faut aussi dire que l’on fait pas mal partie de l’attraction etant les seuls touristes etranger.

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On ressort du bain peu apres et on cherche les douches. Il n’y en a en fait pas et pour se laver, il faut aller se plonger dans le lac qui se trouve quelques centaines de mettre plus bas. Le lac est tres troubles et chaud. On se frotte avec Lui et enlevant meme notre calecon vu que l’eau est vraiment degeux et que l’on ne voit pas a travers. Tout a coup on entend des petits cris de notre voisine qui vient de se faire pincer. Ce sont en fait des crevettes qui pullulent dans le lac et qui pincent les malheureux baigneurs. Tenant a notre virilite, nous renfilons nos calecons et decidons d’aller voir plus loin si on y est.

La nuit commmence a tomber vers 18h ce qui nous force a nous poser un peu plus tot que prevu car on nous a fortement deconseille de rouler la nuit, ceci plus par le fait que les voitures sont dangereuse a cause des mecs bourres et de la mauvaise visibilite. On bifurque donc sur un petit bled en bord de mer nomme Santa Veronica ou notre arrivee est assez remarquees. On demande a un groupe d’hommes ou on peut trouver un endroit pas cher pour passer la nuit et ils commencent a nous poser plein de questions. Une question qui reviendra souvent et de savoir si on a pas de probleme avec la police, mais ceci n’est pas le cas. Ils nous proposent meme de rester un peu en nous disant qu’a force de se marier entre cousins, il faudrait aun peu de nouveau sang dans le village.. Ce serait tres volontiers, vous nous connaissez, mais on a d’autres plans. On nous indique donc une petite maison pas tres loin qui est un petit, mais alors tres petit hotel. Le gerant nous recoit avec moult discours et nous parle pendant des heures de tout et n’importe quoi. On ne comprend pas tout a cause de sa mauvaise habitude de macher ses mots et de ne pas prononcer les « s ». Puis, il nous propose de nous faire a manger. On accepte volontiers et apres qu’ils aient fait le menage dans la chambre que l’on va occuper on nous apporte de la noix de coco et des bieres. Ils sont tous au petit soin avec nous et nous demande ce que l’on veut en plus. Ca ira pas mal pour cette fois.. Ensuite on mange le traditionnel poisson et on va faire un tour dans le village et sur la plage.

Le lendemain, reveil a 6h du mat afin de tracer en direction de Santa Marta. A 9h on a deja fait une quarantaine de kilomettre, mais la chaleur est deja ecrasante. On pense qu il y a environ 115 km jusqu’a Sta Marta ce qui doit etre faisable vu qu’on est pas dans les montagnes. Mais le probleme est qu il fait tres chaud et que le vent est de la partie et nous souffle en pleine face. Tcheu de bite.. On a toujours du bol avec ce putain de vent. Mais bon on se rapproche de Barranquilla. On arrive a Barranquilla vers midi et on est deja a moitie mort. Pas grave il ne devrait pas rester plus de 80 km, mais un panneau nous cloue sur place ! Sta Marta 120 km… Ehh merde !! Bon, pas moyen qu’on fasse cette distance dans ces conditions. On decide donc de se poser manger une morce dans la ville et de rejoindre Micka dans la soiree en prenant le bus. Les environs du centre ville sont assez sympas mais arrive au centre c’est la jungle urbaine avec un traffic tres dense une chaleur intense et une pollution terrible. On se bouffe vite une « comida corriente » et on reprend nos bicloux pour rejoindre le terminal des bus. Celui-ci se trouve a plus de 10 km du centre et on commence serieusement a souffrir car le traffic est tres dense et la route mauvaise et etroite. Un taxi va meme toucher Lui le renversant presque. Fou de rage il donne un gros coup de poing dans la portiere et en l’insultant, mais le mec en a rien a foutre. Bon, pour reequilibrer les choses un autre taxi s’arrete a notre hauteur quelques km plus loin et nous demande ou on va. On le lui dit et il nous conseille de ne pas aller aussi loin car il y en a un autre a proximite. Un gamin qui etait dans le taxi sort et se poropose de nous accompagner. On arrive donc vers un petit terminal, mais le probleme est que les bus sont trop petits et il faut qu’on attende un moment. Pendant que l’on attend, plusieurs mecs parlent avec nous et l’un d’eux nous dit qu’on aurait meilleur temps d’aller demander a un camion de nous prendre sur son pont. OK, ca roule, on va tenter la chose. On se rend donc au lieu qu’il nous a indique et on demande a un premier camionneur s’il peut nous embarquer. Il refuse pretextant que la police l’interdit et blablabla.. Bref on va chercher ailleurs. On finit par atterir a la station service ou les monstres font leur plein d essence. Un des pompistes nous indique un camion dans le parking qui serait susceptible de nous embarquer. Depart, on va trouver le conducteur et on lui demande. Il n’est pas tres loquace et nous repond « ahorita » ce qui veut dire maintenant. Il a un gros camion orange dont le pont est completement vide.

On se demande ce qu’il a voulu dire, mais il demarre et va a la pompe. On le suit et il nous fait embarquer les velos sur le pont. On nous avait dit que ca coutait dans les 2 $ et on lui demande combien ca va couter. La encore un signe evasif de la main, on se demande s’il va nous arnaquer ou pas, il nous avertit aussi que ca risque de secouer grave, mais ca on s’en bat les nouilles. On discute avec les pompiste depuis le pont et ils sont super sympas. Pour une fois dans un pays d’amerique latine on nous prend pour des locaux et les gars croyaient que l’on etait de Medellin. Ils nous disent aussi de nous planquer quand on passe les postes de contrôle de la police, mais comme le chauffeur du camion ne nous a rien dit, on se passera de cette gymnastique. C’est ensuite le grand depart. Le camion est une machine surpuissante et comme son chargement se resume a 3 velos et 3 gugus, il fonce comme une bombe. On arrete pas de depasser les autres camions et les suspensions ultra dures nous font souffrir le popotin. Mais c’est trop mortel et on se fend la geule tout du long. On arrive donc bien plus tot que prevu a Sta Marta sur notre monstre d acier. On arrive vers un parkings a camion, le chauffeur descend et nous indique le centre ville. On lui redemande combien il veut, mais il ne veut rien. Decidement trop cool ces camionneurs.

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On se reequipe donc et on se rend a l’hotel ou creche Micka. On se rend a la « Casa Familiar » qui sera notre maison pour les prochains jours. Micka nous rejoint en soiree et on sort manger un truc et boire un verre. Sta Marta n est pas vraiment une jolie ville mais elle est tres bien situee. C’est un grand port maritime des caraïbes et une ville grouillante de badauds le soir venu. Il y fait bon vivre et on y trouve de tout dans la rue. Les pizzas pour quand on a pas envie d’aller au resto et les brochettes devant notre hotel qu’un local fait dans un bidon en metal plein de charbon et qui sont delicieuses. On ne tardera pas a se lier avec ces deux commerces vu que l’on se retrouvera tres vite de tres bons clients.. C est donc mardi soir et on va se boire un verre dans une boite que Micka avait frequentee le week-end. Il n y a quasi personne dans le bar, mais on passe une soiree tranquille et sympa. Le lendemain journee playa a quelques minutes de bus de Sta Marta au Rodadero sorte de village balneaire et tres touristiques avec ses logements dans des buildings immondes qui font penser a la cote espagnole. Mais l’essentiel est la, la playa et l’espoir de faire des rencontres pour avoir de la compagnie pour les soirees. Bon, en definitive il n y a pas grand monde, mais on en profite pour se faire faire un petit rajout de tresse jamaiquaine dans les cheveux. Rouge, jaune et vert pour follo, noir pour Lui et Noir et rouge pour Micka, Fab, fidele a son habitude de ne pas se faire avoir par les pseudos artisants, se contentera de laisser sa tignasse intacte.

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On va ensuite faire un tour vers le marche d’artisanat du coin ou Micka, dragueur invetere, a deja pris le numero d’une petite vendeuse. On s’arrete en passant a un stand de piercing et Lui et Follo commencent a se demander s’ils vont se faire trouer ou non. Lui se decide pour le haut de l’oreille ou il avait deja eu un piercing et Follo se decide pour l’arcade. Un moyen de marquer son passage sur terre colombienne et de se faire une petite fantaisie. Nos deux suisses se font donc trouer sur sol colombien..

On retourne a l’hotel et on se refait une soiree tranquille dans le meme bar que la veille. Cette fois, il y a plus de monde et on fait la connaissance de Papita, morena de 30 ans qui travaille dans un bar-restaurant non loin de la ou elle organise les after en fin de semaine. On prend rdv pour le vendredi car on a decide de se rendre dans le parc national de Tayrona. On se leve donc le lendemain tres tot pour profiter un maximum du parc. On va acheter a manger puis on se rend a l’arret de bus qui est en fait en plein marche, gros bronx assure.. On embarque au son du reggaeton a fond les ballon, trop bon pour se reveiller. Sur la route, on croise une chiee de cyclistes. En effet, c’est le 2eme sport national apres le foot. On arrive a l’entree du parc et on embarque dans une camionnette avec des banc en bois a l’arriere. Debarquement quelques km plus loin et en route pour quelques heures de marche. On passe dans une bonne foret bien epaisse avec comme compagnie des anes transportant des rondins. La foret est magnifique et il pleuvine, Quelques singes fous nous balancent des sortes de noix. On s eclipse dans le sentier glissant. Le parc est magnifique et les plages halucinantes. Par contre les courants sont tres dangereux et la baignade est proscrite. On se pose un petit moment sur la playa avec une bonne grosse brume. Ce qui marque sur cette plage, c’est la montagne couverte de foret qui plonge dans la mer avec quelques gros rochers errodes pour parfaire le tableau.

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On marche encore un moment et on arrive a une piscine naturelle ou l’on peut se baigner car elle est fermee par une ceinture de rochers qui casse les courants. Petite pose de midi avec le soleil qui commence a apparaitre. On en profite pour poser sur les rochers a la playgirl.

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On se rend ensuite a l’endroit ou l’on compte passer la nuit qui se nomme Cabo San Juan. On arrive dans un decors superbe et on prend nos quartiers dans des hamacs au bord de la mer dechainee. On chill un moment puis on va se poser dans une cabane surplombant la mer pour assister au coucher de soleil. Magique..

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On va ensuite manger a la lumiere des bougie et au milieu de nombreux groupes d’israeliens. Ils sont decidement partout ceux-la. On passe la nuit dans nos hamacs berce par le bruit des vagues. Le lendemain reveil matinal avec un assez gros bout de marche pour atteindre un village traditionnel perche dans la montagne, Pueblito. Le chemin est assez extreme et on transpire a grosse gouttes. C’est un enchainement de dales polies avec dans les passages critiques, des echelles en bois. On fini par se perdre et Lui qui ouvre le chemin manque de se prendre une belle grosse toile d araignee avec son occupante, cris de pucelle effarouchee qui fera bien rire le reste du groupe.

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On fini par debarquer dans le village par une riviere. Ca y est. Pas beaucoup d’indiens dans le village. C’est assez joli, mais rien d extraordinaire. Le chemin aura ete la partie la plus interessante. On rempli le registre des passages, puis on se repose 5. On reprend ensuite notre chemin qui devrait nous mener a la route ou on pourra reprendre un Bus pour se rappatrier sur Sta Marta. Le chemin semble assez long, environ 3h de marche, mais pour corser le tout, il n y a presque pas d’indications aux croisements. On croise un groupe d’espagnols qui nous dit qu’ils se sont perdus et ils nous indiquent assez foireusement comment ne pas le faire. On marche donc un bon moment dans des conditions pas vraiment agreables vu la chaleur et les chaussures de certains d’entre nous qui ne sont pas adaptees. On arrive quend meme a destination apres un peu plus de 2 h de marche.

Retour donc a la Casa Familiar ou on est fin pret a envoyer le pate pour la fin de semaine.

Soiree tranquille dans un bar dansant puis on se dirige ensuite vers le bar resto Ancona ou nous drive Papita. On se fait un after tranquille ou on boit encore un verre et on danse jusqu au petit matin. On fait la connaissance de la patronne qui a 25 ans ainsi que de sa mere qui reste jusqu a la fin et danse avec nous. De nouveau on tripe vraiment bien avec les colombiens.

Samedi c’est journee plage puis on decide de passer aussi le debut de soiree a la playa. Ambiance garantie. La playa est noire de monde. Les bars de bord de mer louent des chaises et plusieurs groupes de musiciens sillonnent le sable pour faire leur show. On trouve toute les categories de gens possibles de 7 a 77 ans et l’ambiance est vraiment bon enfant. On se pose a meme le sable et on boit l’apero. Nous sommes avec Mika, Yona une colombienne de Bogota avec sa copine et Deyanira une autre colombienne rencontree par Mika sur internet. On va en boite et quand tout est fini a 3h, on cherche deseperement un endroit ouvert. On fini pour 1h de plus dans une disco gay qui est le seul endroit encore ouvert..

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Dimanche sans hisoire si ce n’est lors de notre sortie nocturne pour aller profiter de la playa une derniere fois avant de sortir dans les terres. En effet, une prostituee nous arrete et commence a faire des propositions tres indecentes a Fab. Elle le veut, peu importe le prix, elle lui promet la totale de la feuille de rose a toute les position et gaterie immaginable. Elle propose meme de le payer arguant qu elle peut se le permettre vu qu elle se tape une chiee de marin et qu elle a de la tune. Fab, tel un gentleman decline la proposition, ca aurait pu etre sympa, mais le contexte n’est pas vraiment engageant..

Le lundi on prend contact avec la famille de Veronica qui va nous driver pour la suite de l’aventure. On fixe donc rdv pour le lendemain a Bucaramanga avec Vicky la tante de Vero et son fils Tobias. Arrivee au terminal des bus a 20h pour un depart prevu a 20h30. Le bus est grand mais ces cons ont coupes les males en 2.. Aie, aie, aie, on va avoir de la peine a faire passer les velos. Petit stress et demontage express de tout nos bikes. On sue, on pousse, mais tout fini par rentrer. En route pour de nouvelles aventures dans un congelateurs a roue..

Nous arrivons finalement au petit matin au terminal de bus de Bucaramanga horriblement fatigue et congele. Ici nous retrouvons Vicky, la tante de Verónica notre tres chere amie colombienne de suisse, accompagnee de son fils Tobias un passionne de downhill. Ils ont fait le trajet depuis Bogota jusqu’ici pour venir nous faire visiter la region.

 

C’est parti, des les premiers metres en voiture nous comprenons pourquoi Tobias fait justement du downhill: descente et montee de cols a toute allure, presque toujours sur la voie de gauche pour pouvoir depasser les camions – et dans les virages s’il vous plait. Mais a part ca, le plus marquant est la descente du canyon de Chicamocha : des paysages incroyables, des routes qui serpentent tantot sur les cretes tantot au fond du canyon avec au passage des vendeurs de fourmis geantes (vraiment geantes) a manger comme des cacahuetes.

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Tout ceci nous mene au petit village de San Gil a 4h de route de Bucaramanga, situe au fond du canyon et au travers duquel passe la riviere. Nous decidons alors d’aller faire du rafting, sensations garanties. Follo et Lui essaierons meme de faire une partie sur une chambre a air de camion, c’est un peu plus dur et il faut avoir envie de se mouiller d’autant plus que l’eau est glacee et qu’il commence a pleuvoir.

 

Apres tout cela, pas de repit, on achete vite a manger et on repart pour 1h de route en direction du minuscule village de Barichara. C’est un village perche au milieu des montagnes avec des routes pavees, des petites maisons toutes peintes de vert et de blanc et une magnifiques eglise en terre rouge. C’est vraiment magnifique......a visiter, pour la teuf on repassera.

 

Le lendemain des le reveil a Barichara, attention, ni une ni deux nous repartons pour Medellin soit 9h de voiture et quelques cordillieres a traverser : une promenade pour Tobias.

 

Nous arrivons le soir a Medellin et faisons le tour des hotels pour trouver une chambre bon marche. Vicky et Tobias trouvent un hotel et nous, en bon gringos, nous nous rendons dans l’auberge de jeunesse indiquee dans notre guide : moins cher et plus sympa pour rencontrer du monde. Effectivement, nous rencontrons du monde des notre arrivee puis nous partons manger avec Vicky, Tobias et un de ses potes. En rentrant a l’auberge de jeunesse, Vicky nous oblige literalement a inviter les gens qui y sont pour aller boire un verre. C’est ce que nous faisons et pas moins de 10 minutes plus tard tout les gens de l’hotel sortent boire un verre avec nous. Petite sortie a 18 dans un bar, c’est sympa. Alors que la plupart des gens rentrent se coucher, les derniers survivants a savoir les 3 ex-cyclistes et 2 touristes vont dans une boite ou ils sont les seuls a danser. Mais a la fermeture de la boite, pas encore rassasies, nous rencontrons des gens qui dansent dans la rue au son d’un petit groupe de musique improvise puis nous les suivons dans un bar en banlieue. Au fil de la soiree l’alcool n’aidant pas forcement, tout le monde se perd, chacun rentre par ces propres moyens et Fab se retouve sans ces deux comperes, sans argent mais heureusement toujours en compagnie de nos nouveaux amis colombiens qui finalement lui donnent de l’argent afin qu’il puisse rentrer en taxi a l’hotel. Mais qui est-ce qui a dit que la Colombie etait dangereuse ?!?

 

 

Le lendemain, c’est reparti. Visite de Medellin en compagnie de Vicky. C’est une ville extraordinaire, des guides se trouvent dans tous les parcs et grandes places pour faire visiter et decouvrir la ville et tout ceci gratuitement. Nous decouvrons un parc base sur les sens avec parcours et petits jeux en bonus, une place dediee aux etoiles qui projette des films sur ecran geant chaque soir, la place Botero et ses sculptures « gorditas », c’est l’artiste connu colombien et finalement nous prenons le Metrocable, un telepherique qui relie le centre ville et les quartiers pauvres dans la montagne. En definitive l’impression que nous aura donne cette ville est celle d’une ville tres culturelle et qui fait tout pour aider sa population.

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Il nous reste un soir a Medellin, on decide de sortir malgre le fait qu’on doive se lever le lendemain a 6h du mat. On voit d’abord voir un concert rock D’abord le videur ne nous laisse pas entrer parce qu’il faut etre accompagne d’une fille, apres discussion il accepte et nous demande nos papiers que nous n’avons bien sur pas puis apres une seconde discussion et voyant que nous sommes de pauvres touristes accepte de nous laisser entrer mais nous dit que les T-shirts sans manches, ce que porte Lui, ne sont pas acceptes, et finalement Tobias en a un qui traine dans sa voiture et le file a Luigi, plus rien ne s’oppose a notre entree, nous y allons. Ambiance sympa, il y a du monde et du rock local mais ca finit assez tot (en tous cas pour nous). Donc ensuite on traine dans les rues a parler avec des locaux-locos souvent un peu bourres mais toujours aussi sympathiques. Finalament la soiree s’eternise et on aura pas ou peu dormi avant de repartir pour 4h de route en direction de Manizales. C’est une ville situee au centre de la zone cafetiere de Colombie, les paysages sont magnifiques. Mais bon on y va pas pour ca, en fait Tobias doit y disputer la finale du championnat de downhill. Nous sommes loges chez la famille de l’un de ses amis qui possede une incroyable maison et nous faisons connaissance avec la bande des fous du downhill.

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Le lendemain, c’est le jour de la course. Elle part en fait d’une montagne situee au centre de la ville et descend jusque dans les qurtiers d’habitations en contrebas. Au passage, un saut de pres de 3m au dessus d’une route et des courbes extremes. Les 3 premiers concurrents que l’on verra repartiront en brancard. Rien de tres rassurant mais finalement la plupart des autres et Tobias en particulier arriveront sains et saufs.

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Le soir, nous allons faire la fete avec les bikers dans la boite pseudo jet-set de la ville ou, au fil de la soiree, nous faisons connaissance avec tout le monde etant donne que nous sommes les seuls touristes du coin.

Toujours sur notre lancee, nous repartons le lendemain pour Bogota soit 6h de voiture et quelques cordillieres a traverser. Au passage, dans un petit bled de campagne, nous decouvrons le tejo, un jeu stupide ou le but est de lancer un bout de ferraille sur une charge explosive plantee dans le sable afin de tout faire peter. C’est con, il n’y a aucune tactique et ca fait un bruit d’enfer. Tout ca pour dire qu’on va pas vous donner le site de la federation colombienne.

Sinon, malgre que la voyage soit quelque peu agite, on decouvre a nouveau des paysages magnifiques que l’on aurait bien voulu faire a velo, en arrivant sur Bogota.

 

Nous arrivons le soir a Bogota, nous sommes accueillis par Cooky, la soeur jumelle de Vicky et en arrivant dans son appartement, surprise, nous voyons sa fille Veronica qui est venue de Suisse le jour d’avant pour prendre un peu de vacances avec sa famille. Le lendemain, nous rencontrons Jorge, un ami de Veronica qui sera notre guide pour tous notre sejour a Bogota (et quel guide !), et nous partons faire un tour du centre ville avec ces derniers. C’est un quartier tres colore avec des vieilles maisons et des petits cafes a tous les coins de rue. C’est un lieu surtout occupe par les etudiants, il y a beaucoup d’universites, tres creatif et sympathique a la fois. Jorge nous fait la visite guidee et nous allons boire un chocolat chaud typique avec du fromage et des sortes de biscuits. Hmm, c’est bon...

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Puis nous allons tous chez l’autre soeur de Cooky, Silvia, ou nous rejoignent finalement toute la famille grand-parents y compris. Apres un sympathique petit repas, nous decidons d’aller boire un verre dans un bar de Bogota. C’est un pub anglais comme il y en a beaucoup dans le quartier : biere anglaise, musique anglaise, ambiance anglaise et...prix quasiment anglais aussi. Mais c’est cool, on boit, on rerefait le monde et surtout on est vite bourres, ben ouais c’est ca de boire de la biere a 2600m d’altitude. Finalement plus tard, on fait la connaissance au bar de 2 colombiennes tres sympathiques Julie et Yeniz, avec qui on va manger un truc avant d’aller finalement se coucher.

 

Le jour d’apres, on va visiter le musee Botero et on essaie aussi vainement pendant toute la journee de contacter Mickael qui devrait etre a Bogota. Pendant la soiree, on retrouve sa trace alors on lui propose de venir manger avec nous chez Cooky, a qui nous avons propose de faire a manger. On l’a enfin retrouve et comme d’hab on va au pub avec lui, mais sans abuser bien sur.

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Le lendemain, nous nous adonnons a notre visite preferee a savoir celle des centre commerciaux. En plus il y en a beaucoup, donc on visite, Fab achete quelques vetements et au bout de quelques heures on commence a se dire que c’est lassant de visiter des centres commerciaux alors on se casse. Le soir, on decide de sortir car ca bouge en ville des le mercedi a Bogota (heureusement pour une ville de pres de 10 millions d’habitants). On part donc direction le Quiebra Canto, boite supposee etre salsa, en compagnie de Jorge. On donne par la meme occasion rendez vous a nos 2 amies rencontrees quelques jours auparavant. Seulement voila. A l’entree on a toujours aussi peu de papiers donc on nous laisse pas passer, de plus la boite est soit disant pleine et il faut attendre que des gens sortent pour entrer. Heureusement pour nous, nos amies et quelques unes de leurs copines sont deja a l’interiewur et font pression pour nous laisser entrer aupres du videur. C’est bon, comme d’hab on rien mais on finit toujours par entrer, ca deviendrait presque amusant. Tout le monde s’amuse bien et on finit finalement vers 6h du mat et a nouveau dans une boite jet-set a 2 balles mais c’est la seule qui est ouverte. Et une fois n’est pas coutume nous devons aller visiter la catedrale de sel, un highlight de Bogota, le lendemain a 9h avec Cooky.

 

Nous nous levons donc le lendemain en essayant de donner une impression de fraicheur et nous partons dans la campagne aux alentours de Bogota. Ici nous decouvrons les quartiers riches mais tres riches avec des maisons impressionantes et surement payees de façon un peu louche. Ensuite nous sommes alles visiter la cathedrale de sel qui est en fait un enchainement de galeries et de petites chapelles creusees dans une mine de sel. C’est joli mais malheureusement avec notre appareil photo de merde nous n’avons pas pu avoir une photo digne de ce nom. De la retour a la maison en s’arretant au passage manger un bon petit steak. Le repas est un show, Cooky a commence a parler et elle ne s’arrete plus. Faut dire qu’en Colombie les sujets de discussion sensibles il y en a beaucoup. Le repas se termine mais pas Cooky, dans la voiture ca continue. On ne va pas vous relater ici tout ce qu’elle nous a dit mais en tout cas il y a de quoi passer quelques soirees a parler de ce pays et pourquoi devant un bon petit repas, du vin, du fromage, oui du fromage, du bon pain, pas ce putain de pain mou et sucre qu’on trouve ici… desole mais ca fait pratiquement 5 mois qu’on bouffe que de la m...

Suiza Latina

latintrip | 21 août, 2006 04:58

Nous revoila apres un petit moment d'absence, mort ou disparition supposee, mais heureusement nous ecrivons a nouveau pour eviter l'incident diplomatique. Comme d'hab plus de photos, plus de texte et des videos avec toujours aussi peu de son. Au passage on a quand meme traverse 4 pays et une mer pour finalement ariver en amerique du sud et plus precisement en Colombie. Prenez autant de plaisir a lire ce chapitre de notre voyage que nous en avons eu a le vivre.

On en profite aussi au passage pour feliciter et adresser tous nos voeux de bonheur a Gilles et Melanie, la soeur de Follo, qui se sont maries le 8 juillet. Vive les maries...

Toujours a San Pedro, nous avons fait la rencontre de Sandy, charmante neuchateloise avec laquelle nous avons passe nos dernieres soirees a delirer sur nos theories farfelues et autre. On a meme fait du sport puisque qu on a fait du kayak sur le lac un peu plus froid qu a Flores, mais dans un cadre superbe.

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Le depart de San Pedro se fera en bus vu que la route a monter est carrement raide a nous aurait fait suer plus d une journee. Montee epique qui nous confirmera que les conducteurs de bus guatemalteques sont des malades. Lui ne se sent pas tres bien et on se retrouve a plus ou moins 20 km de Antigua. Lui n est vraiment pas bien et a des grosses crampes d estomac. On fait de nombreuses poses et heureusement que la route est a profil descendant car Lui est au bout du rouleau. Apres une pause vomi, on motive Lui a faire les derniers kil ce qui dans son etat n est vraiment pas evident. Heureusement,il se remettra plus ou moins 1 jour plus tard. On arrive finalement a Antigua et on se pose a l auberge Black Cat.

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C est un peu un repere de gringos et d israelien, mais la configuration des lieux fait qu on est pousser a s entasser aux quelques tables de la salle a manger ce qui facilite grandement les contacts. Quelques mots sur Antigua. C est une ville coloniale ultra touristique qui est classee au patrimoine historique de l unesco. Petite maison colorees et aucune enseigne dans la rue ce qui rend parfois laborieux de trouver le magasin qu on cherche. Bref passons les details architecturaux pour passer a nos occupations diverses et variees. Antigua c est le lieu pour faire la fete au Guate. Une multitude de bars toujours pleins, surtout si tu suis le concept des « ladies night » qui accorde des reductions sur les boissons des filles dans differents bars selon le jours de la semaine. Seul bemol, tout ferme a 1h du mat et les afters sont assez pourri donc ca calme un peu. Un des points forts de notre sejours fut la rencontre de 3 guatemalteques dechaines au bars de notre hotel. On fait connaissance autour de moults pichets de cerveza puis il s avere que ces messieurs sont guides. C est des gars super subtil a dire « nice pussy » aux touristes effarouchees puis a s endormir a moitie la bave au menton, mais en tous cas on se marre bien. Ca tombe bien, on avait justement l intention d aller voir le volcan Pacaya qui d apres de nombreux echos semblerai etre tres impressionnant. L affaire se conclut et on a droit a un tarif preferentiel. Depart le lendemain pour le volcan. On passe donc a l agence de voyage ou on trouve nos guide ainsi qu une famille americaine moyene. On se salue a grand renfort de bourrades et excamation. Un des 3 sort une binche et se la boit en rigolant. C en est trop pour les ricains qui se levent, reprennent leur argent et se cassent. Mort de rire. Trajet en minibus avec 4 autres personnes et ascension de 1h sous un temps couvert mais avec une bonne visibilite. Puis, la decouverte de la riviere de lave et son bruit tres particulier, comme si on cassait de la vaisselle. On vous laisse juger avec les photos, terrible.

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La chaleur est extreme et se met a se decouvrir des elans aroutaziefiens. C est vraiment barjos de marcher sur ce truc presque vivant. Les semelles de chaussure de Lui vont meme fondre tellement il fait chaud. Il y a vraiment que dans ces pays qu on peut faire ce genre de trucs. On a aussi droit a un spectacle magique en remontant les pans de terrain qui menent a la riviere de lave car la pluie se met a tomber declanchant une production de vapeurs qui va rendre le spectacle encore plus irreel. Bref du tout tout bon qui restera dans les anales de ce voyage.

N oublion pas non plus la victoire eclatante de l Italie que nous pourrons regrader avec nos potes guate dans un bar hype et tres annime. Lui est dechaine et s en suit une bonne grosse soiree avec d autre guate rencontres dans le bar. Bref, c est avec satisfaction que nous laissons la ville pour reenfourcher nos fideles destriers. Les paysages sont toujours aussi magnifiquement beaux et notre route vers le Pacifique est composee dans la premiere partie,d'une longue descente qui nous fait passer de 1500 a 0m en une dizaine de kil. On frise la vitesse du son et on se tape un petit 80 km/h. Chaud devant, ca defrise ! Petite centaine de kil qui nous mene a Guazacapan ou on se pose dans un petit resto pour le repas du soir. La on recontre un guate qui a vecu plusieurs annes aux states et qui nous propose spontanement d'aller dormir chez lui. Super cool. On va donc chez lui. Il a une jolie petite maison avec jardin et une terasse avec hamac. On tape la discussion avec lui et on dort comme des rois. Merci encore pour cet accueil.

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Le lendemain direction El Salvador.

Afin d’eviter de se taper les montagnes du Honduras nous avons decide de passer par la cote pacifique du Salvador, un pays qui n’etait pas au programme et qui a si mauvaise reputation. Effectivement des notre arrivee, les gens sont super accueillants et la nourriture est bonne, ce qui nous change des “carne asada” et “pollo frito” du Guatemala. Qui plus est, les routes sont en excellent etat.

Apres la premiere journee de route, nous decidons d’aller dormir sur la plage au bord du pacifique que nous retrouvons pour la premiere fois depuis le Mexique. Superbe plage d’ue vingtaine de metres au sommet de laquelle se dressent quelques toits en feuille de bananier. L’endroit parfait pour passer une nuit berce par le bruit des vagues. Alors que nous commencons a nous assoupir, nous sommes reveilles par la famille vivant juste a cote qui nous conseille de venir dormir, toujours sur la plage, mais devant chez eux. Ils nous disent que la maree monte pendant la nuit et que nous risquerions de nous retrouver les pieds dans l’eau au reveil.

Ils ne se sont pas trompes, le lendemain nous nous reveillons a quelques metres des vagues et l’endroit ou nous avions commence a dormir etait effectivement recouvert par les flots. Buena suerte et une premiere fois merci aux salvadoriens.

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Le lendemain, nous partons pour la route longeant la cote pacifique. La route est horrible: montee et desente en continu avec en prime 5 tunnels a passer dont un particulierement long, sans lumiere et avec un va et vient incessant de camions au moment de notre passage. Mais bon c’est pas la fin du monde et la contrepartie est magnifique: nous passons par une route a flanc des falaises se jetant dans l’ocean alternant paysages magnifiques et petites criques perdues. Tout ceci nous mene a la playa El Zonte, plage de sable noir issu des roches volcaniques et surtout spot des surfeurs du monde entier qui viennnent prendre la vague et... qui cassent! Vagues de malades et, maree haute oblige, a chaque vague les restaurants du bord de plage se retrouvent innondes. Tres drole, passons.

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Ensuite 2 jours de route qui vont d’abord nous faire nous eloigner de la cote pour ensuite y revenir a l’est pays en passant au prealable par un col qui nous aura reserve quelques surprises. En effet, a l’approche de la montee, une voiture noire passe lentement a cote de nous puis fait demi-tour. Ca arrive. Puis dans la montee elle repasse une 2eme, 3eme et 4eme fois. C’est statistiquement possible (cf. Theorie de la lasagne) mais c’est louche. Puis au 5eme passage le passager sort un flingue et tire 2 coups et la voiture repart en trombe. La nous sommes les trois totalement sourds mais vivants. Une fois remis de nos emotions, nous voyons que visiblement le but du jeu etait juste de nous effrayer. Mission accomplie, changez rien les gars! C’aurait quand meme ete le comble du cycliste: se faire descendre en montee. D’ailleurs apres tout ca il a fallu se la taper cette putain de montee. Mais comme d’habitude une fois le sommet passe est venue la recompense, a savoir une jolie petite descente. Cette etape va nous mener a la playa El Cuco, plage qui pour une fois n’est pas paradisique: recouverte de detrituts et occupee par les vautours. Heureusement nous nous posons dans un hotel avec piscine.

Le lendemain nous sommes forces de rester un moment dans ce bled car nous n’avons plus d’argent et nos derniers centimes sont consacres a prendre le bus pour la premiere ville ou se trouve une banque a quelques 60km de la. Tout ceci nous fait partir un peu plus tard, en debut d’apres-midi, direction la frontiere est du pays. En effet notre idee est de prendre un bateau du port de La Union au Salvador et de traverser le golfe de Fonseca pour arriver directement au Nicaragua.

Sur la route, une camionette ralentit puis s’arrete quelques metres plus loin et 2 salvadoriens en sortent. On en voit beaucoup sur la route mais cette fois-ci on decide de s’arreter aussi et de parler avec eux. Il s’averera qu’ils parlent tous deux francais car ils ont vecu une vingtaine d’annees a Montreal. Ils s’appellent Eliceo et Garcia et, chose encore plus incroyable, Garcia est alle de Montreal a Los Angeles a velo avant de s’etablir au Salvador il y a de cela quelques annees. Ils nous proposent de les rejoindre au magasin d’Eliceo au bord de la plage a quelques km de la. On discute un moment et ils nous invitent au resto qui se trouve au milieu de la plage pour manger la Mariscada: soupe de poisson, de crevettes geantes, de langoustine et de crabe. Et pour couronner le tout ils nous sortent une bouteille de Bordeaux pour accompagner le repas. Nous passons ensuite la soiree en compagnie de Garcia et de sa maitresse (oui au Salvador chaque homme doit avoir ue maitresse) avant d’aller dormir chez lui. Le lendemain, nous partons au marche en ville avec Garcia et Eliceo afin qu’ils fassent leurs petites emplettes pour leurs magasins respectifs. La on decouvre la vraie vie du marche, on court de partout en essayant de les suivre, o voit ou se font les comandes, comment se font les tractactions. En bref c’est “Vis ma vie de patron de tienda” et ca n’a rien a voir avec des courses chez Aligro.

Puis le soir, apres avoir fait la rencontre de la fiancee de Garcia, qui vit dans un petit village de montagne inaccesible en voiture, nous mangeons puis allons a la playa El Cuco dans un bar totalement vide. Pas grave, quelques amis de Garcia nous rejoignent et nous commencons a boire des bieres en leur compagnie. Lasse de la musique, Garcia va chercher dans sa camionette ses propres cd’s et nous passons le reste de la soiree a ecouter et a chanter a tue-tete Jaques Brel et Patrick Bruel tout ca au milieu d’un petit bar perdu du Salvador. Irrealiste. Nous rentrons finalement au milieu de la nuit, completements bourres en empruntant les sinueuses routes de montagne qui menent jusque chez Garcia. Le lendemain, Eliceo et Garcia nous amenent proche du port de La Union, ou nous comptons prendre un bateau, et nous nous quittons la larme l’oeil et plein de souvenirs en tete.

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Nous arrivons donc au port, en esperant qu'il y ait effectivement un port. C'est le cas et qui plus est il y a une immigration ce qui nous permettra de quitter le pays legalement. Ici un type nous dit qu'il est possible de se rendre au Nicaragua mais qu'il faut transiter par une petite ile salvadorienne, y passer une nuit pour repartir le lendemain direction le Nica. Nous reglons l'administration et nous le suivons. 45 minutes de bateau pour arriver sur une petite, mais alors petite ile perdue au milieu de nulle part. Inutile de preciser qu'elle est paradisiaque seulement voila: premierement il n'y a pas de port donc pour y accoster un porte notre velo tout equipe sur l'epaule et on marche dans la mer par plus d'un metre de fond direction la plage. Arrive sur place on se rend compte que le type qui nous a amene en fait que les allers-retours entre cette ile et La Union, de fait il n'a aucune idee des bateaux qui partent au Nicaragua, ca sera donc a nous de le trouver et pour courronner le tout tous les hommes qui vivent sur cette ile sont alcooliques – ben oui on se fait chier au paradis du coup on boit pour faire passer le temps.

Au bled on se renseigne vite afin de savoir a quelle heure part le bateau du lendemain: dans 4 jours. On a visiblement pas la meme conception du lendemain quand on vit dans un endroit ou le temps s'est arrete.

La un borracho vient nous dire qu'il faudrait aller voir Tomas, c'est un type qui a un bateau et qui fait la traversee. Pas question d'un quelconque club nautique sur cette ile, il faut aller le voir chez lui. Nous faisons donc 2 ou 3 maisons a la recherche de marins prets a partir mais sans succes. Ensuite nous partons a l'hotel de l'ile, eh oui il y a un hotel qui plus est avec tele et chaines cablees. En ce qui concerne le service c'est pas le top, la patronne nous donne les cles et a partir de la notre presence devient inexistente. Du coup on se met au rythme de l'ile, on va se poser sur les marches devant l'hotel avec les vieux marins. Rien d'anormal, ils ne font pas attention a nous. Eux, ils regardent le porteur de l'ile porter tout ce qui peut se mettre sur le dos et se harnacher avec une sangl, quand un bateau arrive ils disent: “un bateau arrive” et quand il part: “un bateau part” c'est a peu pres tout ce qui vient troubler la quietude de l'ile. Nous au contraire on a envie de bouger, on trouve un bateau qui semblerait partir pour le lendemain pour aller chercher des pasteques au Nica. En attendant on fait toutes les activites de l'ile: on fait un tour, on essaie les pseudo machines a sous et on joue au billard. Le lendemain on se reveille assez tot pour etre sur de en pas louper notre bateau mais quand on arrive sur la plage on nous dit qu'il en est deja parti un il y a deux heures de cela. Tant pis on attendra notre livreur de pasteques, il vient dans une demi-heure. On retourne donc a l'hotel et on se regarde deux films d'une duree d'environ 1h30 chacun (dont, ironie du sort, “un jour sans fin”). Puis le bateau arrive, on prend toutes nos affaires, nous rappelons a la patronne que nous devons payer l'hotel – elle l'avait oublie- et nous allons direction la plage. Le porteur nous aide a porter nos affaires sur le bateau, nous partons et le temps reprend enfin sa marche...

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Nous voici sur notre petite barque a moteur, on voit la cote du Nica au loin, un nouveau pays nous attend. On s’approche de plus en plus de la cote mais on ne voit aucun port a l’horizon, normal y a pas de port… on est litteralement echoue sur une plage de sable noir, bienvenue au Nicaragua les gars ! Ca promet !

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A quelques metres de la plage se trouve la douane, comme d’hab on passe sans probleme, le douanier est d’ailleurs fort sympatique, on papote un petit moment et voila qu’il se met a pleuvoir comme c’est pas permis. Super, on a plus que quelque minutes de soleil et on a aucune idee de ou est-ce qu'on va pouvoir dormir. Heureusement le douanier connaît une famille qui peut nous heberger, il nous y accompagne et au passage nous fait la visite du bled : 4 maisons completement delabrees, une route en terre et c’est tout.

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Le lendemain reveil de bonheur, un grosse etape nous attend. On aimerait arriver a Leon qui se trouve a pratiquement 120 km de la et on nous a bien dit que la route n’etait pas en tres bon etat mais franchement on a plus peur de rien et surtout la plupart du temps il y a une enorme difference entre ce que disent les gens et la realite.

On commence a pedaler, il ne pleut plus mais la route est horrible : quand c’est pas de la boue c’est des flaques d’eau ou plutot des marres. A chaque fois on se demande si on va pas rester bloquer au milieu de l’eau. L’autre probleme c’est qu’on a pas d’eau et les rares magasin qu’on croise ne vendent que du Coca. Finalement on arrive a trouver de l’eau vendue en « borsita », des petit sachets remplis de flotte. On est a chaque fois oblige de devaliser le stock pour pouvoir remplir nos bouteilles !

Vu la condition de la route on n'avance pas tres vite, du coup le moral en prend un sacre coup, jamais on arrivera a Leon ! Au bout de 4h de pedalage sur cette route de merde on apercoit finalement l’asphalte, le seul probleme c’est que c’est 11h et on a fait que 30 miserables kilometres. C’est pas grave, apres un bon petit repas on repart des plus belles. La route est bonne et plus ou moins plate, on minimise le nombre de pause, juste de quoi s’hydrater un minimum et nous voila a 17h a 40km du but. Pas question qu’on s’arrete la, on decide d’accelerer le rythme. Alors que notre vitesse de croisiere est normalement de 20 km/h, notre conteur a ce moment affiche un incroyable 30 km/h… !!! On depasse comme des fusees tous les cyclistes qui se trouvent sur notre chemin, on croirait voler. Apres quelques kilometres un nica decide de nous suivre, on a un nouveau compagnon et il tient le rythme le gars. Le plus drole c’est que plus on avance plus le groupe s’aggrandit jusqu'à former un bon petit peloton, c’est le tour de France. On est transcende, ca nous donne une de ces patates. Du coup on roule comme ca pendant plus d’une heure ce qui nous amene a Leon. On a mal au jambes, on est faigue mais content…

On se pose quelques jours dans cette charmante bourgade. Au programme, comme d’hab, tranquillo la journee et grosse teufs le soir. Ce qu’il y a de vraiment cool au Nica c’est que c’est incroyablement pas cher, du coup c’est pas tres bon pour le foie. On se la joue Grands Ducs, le rhum coule a flot, salsa, reggaeton, que du bon !

On est pose dans une auberge vraiment sympa, les proprios sont vraiment sympas, tres bonne ambiance, on se sent comme a la maison.

On fait la connaissance de Cecile, une suissesse d’Estavayer-le-Lac, tout ca grace au t-shirt que Fab portait ce soir-la (ou plutot comme la plupart des soirs, faut dire qu'on a pas beaucoup d'habits et on a donc tendance a porter toujours les meme trucs... vous l'aurez peut-etre remarque sur les photos...). C'etait donc le t-shirt du Red Chalet, lieu ou a travaille Follo. Et le truc c'est que Cecile a passe quelques jours la-haut et a donc immediatement reconnu le fameux t-shirt et du coup Follo aussi! On trouve ca genial,on est tout excite, il nous en faut pas beaucoup! Dans la lancee on rencontre Matt et Pilou, deux joyeux lurons avec qui Cecile voyage, qui eux font plus ou moins le meme trip que nous mais en voiture du Canada a Ushuaia. Le feeling est tout de suite super bon du coup on passe le reste du sejour avec eux. (D’ailleurs les gars si vous nous lisez, nous on est Colombie maintenant donc faites nous signes si vous y etes ! A+). On se fait un apres-midi plage et surtout on s’initie au surf. Apres une petite heure de cours pour apprendre les rudiments de la glisse, on se retrouve dans l’eau avec nos planches a se faire exploser par les vagues, faut dire que l’ocean etait particulierement agite ce jour-la, c’est pas forcement ce qu’il y a de mieux pour des debutants. Mais bon au final c’etait vraiment cool meme si on sort de l’eau completement extenues.

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On part de Leon tout motiv, le sejour a ete vraiment tres bon. Prochaine etape Granada, villesituee a environ 150 km. On part aux alentours de midi, Lui a l patate et essaie de motive les troupes pour faire en sorte d'arriver a destination le soir meme. Le pari est completement fou et paraît impossible, et ben ouais c'etait bel et bien impossible, on a des fois la tendance a se surestimer un tantinet. Bon faut dire que ce jour-la rien n'etait avec nous, pneu creve pour Lui, vent de face puis tempete qui nous immobilise une bonne heure.

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On arrive le soir dans un petit bled a mi-chemin entre Leon et Granada. On se pose dans un resto et la comme d'hab on recommence a refaire le monde (on adore ca, on est devenude vrais philosophes) mais le truc c'est qu'il fait maintenat nuit noire et on a aucune idee de l'endroit ou on va dormir. Ce genre de truc ne nous stress plus tellement maintenant donc tranquillement apres quelques bieres on sort du resto et on se dirige vers la place du village. On se concerte et on decide finalement de tenter l'eglise. A ce moment un type s'approche de nous, on lui explique notre situation et tout naturellement il nous accompagne a l'eglise pour essayer de trouver le pretre. Personne. Le gars c'est au fait le concierge de la sainte batisse et il a vraiment l'air de vouloir nous aider c'est alors qu'il nous propose d'aller chez lui, on accepte sans hesitation. Sa maison ou plutot sa piece est vraiment tres simple, tres, tres, tres simple mais ce mec a un coeur gros comme ca! Il nous propose du cafe qu'il prepare avec amour (vous auriez du voir ca) puis nous donne quelques biscuits secs. On ne parle pas beaucoup, on ne dit meme rien du coup on commence a se sentir un poil gene. Bon heureusement on est fatigue, on va donc se coucher. Il y a deux lits, un double, un simple. Logiquement on pense qu'on va prendre le double et un de nous dormira parterre sur un de nos matelas de sol mais le type ne veut pas, il nous offre les deux lits et nous dit avec une grande sincerite que lui dormira sur une chaise, c'est selon lui vraiment tres comfortable! C'est trop, on ne peut pas accepter, on avait vraiment l'impression qu'il aurait ete pret a se saigner pour nous, incroyable! On arrive finalement a le convaincre qu'il n'a pas besoin de faire tout ca pour nous et qu'un de nous peut dormir par terre.

Le lendemain depart pour Granada, cette fois la route, le climat sont bons donc on y arrive sans probleme. C'est une tres jolie ville coloniale, classee au patrimoinede l'humaite par l'UNESCO. On se pose dans une auberge trop cool, la plus roots de tout le voyage. A part la presence de puces dans les lits, l'ambiance est vraiment genial. On y fait la connaissance de personnes variments incroyables, dont notemment Ana et J-C qui eux parcours toute l'Amerique Latine sans contraintre de temps. J-C, c'est un francais de 37 ans qui a vecu des trucs qui nous ont vraiment fait rever. Il y a quelques annees il a decide de tout lacher pour parcourir le monde en bateau. Il s'est retrouve dans des endroits paradisiaque comme des petites iles perdues au milieu des oceans, il a participe a une expedition dans le grand nord, a marche sur des terres encore inexplorees ou a encore rencontre ni plus ni moins que Mike Horn. Bref si vous voulez avoir une idee de ce qu'il a vu, on vous donne l'adresse de son site c'est vraiment quelque chose a voir: http://www.eljc.net.

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Sinon a Granada on a eu une petite aventure assez rigolote quand on y repense mais qui l'etait moins sur le moment. Premiere soiree dans cette ville on fait la rencontre d'un type, Alberto, avec qui on sympatise tres vite, on boit quelques coups ensemble et le gars nous dit qu'il est guide et que si on est interesse on pourrait aller escalader le volcan qui se trouve a proximite et qu'il est d'accord de nous faire un prix vu qu'il nous trouve tres cool. Bien sur vu l'experience incroyable d'Antigua, on accepte sur le champ. On le revoit le lendemain tout motive pour affronter ce mastodonte. Il achete quelques fruits et depart en direction du volcan avec un bus publique, c'est pas tellement professionnelle mais bon ca ne nous derange pas plus que ca.

On commence a marcher, les paysages sont magnifiques, les flancs su volcans sont utilises pour cultiver les plants de cafe. On monte, on monte et plus on monte plus notre cher guide paraît perdu, il demande son chemin a tout les paysans qu'on rencontre sur le chemin jusqu'au moment ou on se perd et on est oblige de rebrousser chemin. La on commence gentillement a se facher vu qu'on a compris la supercherie, ce type n'est qu'un con, il nous a bien arnaquer. Mais il ne desespere pas et il redemande son chemin et on trouve finalement le sentier qui nous amenera a la cime du volcan. On est un peu fatigue de tourner en rond on decide alors d'acceler le pas. Bien qu'on ne soit pas de grands marcheurs, on a quand meme quelques miliers de kilometres de velo dans les jambes ce qui fait qu'en quelques minutes on lui prend une avance incroyable. On arrive en haut au moins un quart d'heure avant lui, on se pose, la vue est magnifique (au moins ca...) et lorsqu'il arrive personne ne parle. Au bout de quelques minutes Lui decide finalement de lui dire: « Franchement dis-nous la verite, c'est un gag, t'es pas guide? ». Le gars est incroyablement surpris et voilà qu'il commence son barratin en disant qu'il est vraiment blesse par ce qu'on lui dit et bla bla bla... Bref on redescend, nous devant lui derriere. Cette fois on choisit le chemin et on se retrouve en bas en un rien de temps. On l'a revu quelques jours plus tard avec un bel oeil au beurre noir, on n'a pas compris pourquoi mais faut croire qu'il y a une justice a tout!

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Autre fait marrant de notre sejour a Granada, c'est qu'on a assiste a l'election de Miss Universite. Tres jolies filles mais d'un kitsch incroyable comme seuls les latinos en ont le secret.

Apres cinq jours de bon temps avec en prime des coupures d'eau et d'electricte chaque jour pendant au moins 10h, on part direction San Juan del Sur qui se trouve sur la cote pacifique du Nica pres de la frontiere avec le Costa. On part a deux heures de l'apres midi vu que la soiree precedente avait ete tres animee, 100km nous separe de San Juan mais comme d'hab on se dit qu'on y sera le soir meme, pas question de s'arreter a quelques dizaines de km de la. Alors on roule, on roule fort. Arrive a 20 km de notre but la nuit tombe et la route se degrade horriblement, elle se transforme en champ de guerre avec des trous d'obus un peu partout et quand on ne voit pas ou on roule (il faut preciser qu'on a pas de lumiere sur nos velos) c'est vraiment chaotique. Ensuite pour courroner le tout ca monte et il fait horriblement chaud. Malgre tout ca c'est une experience incroyable et avec de bonnes montees d'adrenaline on arrive finalement a San Juan, c'est un joli petit village de pecheur mais qui n'est pas tres anime. On decide donc le lendemain de partir a quelques km de la dans un endroit qui s'appelle Majagual. Un endroit paradisique, une crique completement isolee sans aucune habitations si ce n'est un camping. On revoit ici notre tres cher ami Amir, l'israelien qui voyage comme nous a velo et qu'on avait rencontre au Guate, ainsi que deux autres filles connues la veille. C'est le 31 Juillet, date memorable car on fete le quart de siecle de Follo. Au programme soiree avec nos chers amis, cerveza, spaguetti cuits au feu de bois, un superbe coucher de soleil et en guise de gateau d'anniversaire des biscuits avec du beurre de cacahuete et nutella. Inoubliable!!!

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Apres quoi, quelques jours de repos et depart pour le Costa.

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Arrive a la douane on fait la file pour recevoir le tampon d entree au Costa Rica et on repart sur nos biclous. Il est assez tard et la nuit va tomber. On cherche donc un abris ou dormir et on se pose sur un terrain de foot a 3 km de la frontiere. Montage des tentes assez inspire car 10 min plus tard, une grosse pluie arrive. Le lendemain on reprend la route et on s arrete dans un petit village El Cruce. La on dejeune et on se met a se dire que le temps passe trop vite et qu il faut absolument qu on aille en Amerique du Sud. Encore environs 1000 km a se faire pour arriver a Panama City et comme on veut aller sur la cote caraibe on doit se traverser les montagnes 2 fois. Merde, pas de temps a perdre, prenons le bus ! L idee nous travaillait deja depuis un petit moment et cette fois on s'est decide.

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On prend donc le bus pour rejoindre la capitale San Jose. Apres 30 min de bus, une patrouille monte dans le bus pour faire des controles. Il examinent nos passeport et s'attardent un peu sur celui de Lui. Le blaireau de l'immigration ne lui a pas fait de tampon d'entree. Les flics demande a Lui de sortir et de se rendre a la frontiere. Lui s enerve et ne veut pas sortir, le ton monte et il faut trouver une solution rapidement. Comme on a deja tous le bordel dans les soutes on decide de laisser Lui retourner a la frontiere et on se donne rdv dans une auberge de San Jose. Lui reste donc au poste de contrôle alors que Fab et Follo repartent. A l'arrivee a San Jose, Follo part en reperage pour trouver l'auberge et laisse Fab avec son velo et celui de Lui ainsi que tous les bourres du coin. Il revient ensuite a pied pour repartir avec Fab et en prenant cette fois le velo de Lui. Chacun est un peux inquiet pour les autres, mais tout se deroule parfaitement bien et Lui est de retour en debut de soiree. Il a du retourner a la frontiere avec un bus de touriste stopper par la police pour le faire monter. Il a ensuite ete voir a l immigration ou il a explique son probleme. Bien sur les mecs font chier et lui disent qu il faut qu il sorte du pays pour revenir le lendemain. Nouveau scandale, plus personne ne parle dans la salle et Lui demande a parler au responsable. Apres 30 min d'attente il entend un « Hey Italiano! » et on lui rend enfin son passeport avec le fameux tampon. Rien n'est simple dans ce voyage meme en bus.

On passe une soiree tranquille dans l'auberge et on se fait un petit tour dehors pour voir si on trouve un bar sympa. Mais on trouve rien du tout et il n y a presque plus personne dans les rues. On ne doit pas etre dans le bon quartier. Le lendemain on doit changer d'auberge car tout a ete reserve.On se rend donc au Costa Rica Backpackers Hostel qui se trouve etre excellent car pourvu d une piscine et d'un jardin avec hamacs et chaises longues parfait pour chiller. On y fait la connaissance de Mathieu un lausannois qui a pas mal voyage en Amerique du Sud surtout au Perou et en Bolivie. C'est le premier lausannois qu on rencontre et on est sur la meme longueur d onde. On passe nos soiree ensemble et on trip a fond avec lui. On passera le reste du sejour avec lui. Notons une grosse sortie pour Fab et Lui a San Pedro, ville collee a San Jose ou il y a des bars et de quoi faire la fete, Follo restant a l'auberge pour chiller et ne se sentant pas de sortir. On ne restera que 3 nuits dans la capitale.

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Finalement les grandes villes c'est assez fatiguant et on toujours solicites dans la rue. Depart donc pour Puerto Viejo de Talamanca petite ville super roots au bord de la mer des caraibes. C'est blindes de rastas et on arrive de nuit. On cherche une auberge et on en trouve une au bord de la playa avec hamac. Comme c'est mort on decide de sortir. L'ambiance est assuree surtout que c'est samedi et en plus carnaval, mais on a de la peine a demarrer. La transition est tres brutales entre la capitale et ici. Decidement le bus n 'st vraiment pas le moyen de voyager qui nous convient. On se pose quand meme a une terrasse sur la playa et on commande une bouteille de rhum. Vraiment pas facile de commencer a froid comme ca. On parle et on se passionne a refaire le monde pour la x ieme fois. C'est marrant car plusieurs fois des mecs viennent nous voir pour nous dire que leurs copines aimerait bien faire notre connaissance. Au debut on est trop dans nos discussions, mais pour finir 3 ticas de San Jose nous rejoignent. On discute puis on danse et on fait la fermeture de la boite. On termine au petit matin sur la playa. Le lendemain on va se balader a velo et on chill a la plage qui est magnifique.

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Le soir on sort, mais l'ambiance est moins bonne que la veille. Le lendemain, on decide de tracer sur la frontiere qui se trouve a 40 km de la. La chaleurs humide est tres desagreables, mais la route est bonne et on se retrouve rapidement a la frontriere. Un pont separt le Panama du CR est il est assez chaud a traverser car monopiste et la voie est composee de traverses assez espacees sur lesquelles sont posees de planches en bois ou les roues de voitures doivent passer. Chaud !

Passage sans encombre de la frontiere est au Panama. On a encore une trentaine de km a parcourir pour pouvoir prendre un bus qui nous menera a la capitale. La route est en terre mais assez roulante. On traverse de grandes etandues de bananeraie. Il faut savoir que c'est dans cette region que se trouve le siege de la societe Chiquita et on aura meme l'occasion de voir un telepherique a banane passer au milieu de la route, interrompant la circulation pour quelques instant.

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On arrive au bled a la tombee de la nuit et les mecs du terminal des bus nous stress car c'est le dernier bus qui peut nous faire avoir une connexion sur Panama City. Il y a quand meme 9h de bus a se taper pour arriver a destination avec une etape jusqu a David en microbus et de la choper un gros car pour aller a la capitale. On saute donc dans ce bus et on file jusqu a David. On y arrive a 23h et on apprend que le bus est deja plein et que la prochaine connexion est a 3h du mat.. Peu importe, on se pose en compagnie de 2 suisses allemandes forts sympathiques et on attend le bus.

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On se tape le trajet de nuit avec une climatisation glaciale et on arrive a 9h a destination. Montage des velos, petit dej sur le pouce et en route pour le centre ville. On est en periferie et c est un peu la galere pour trouver l'auberge de jeunesse qu'on a choisie. On y arrive enfin apres quelques minutes de conduite sur des arteres bondees de vehicule. Le Voyager International Hostel ou nous avons decide de nous rendre se trouve dans le quartier des affaires. Il y a pleins de buildings et la ville semble super moderne et ,cerise sur le gateau, c est blinde de meufs super bonnes. L'auberge est situee au 3 eme etage d un immeuble ce qui est assez surprenant. On arrive et on se met a l'aise sur la terrasse avec notre musique. Detail pratique, on se trouve dans le meme quartier qu'un super marche ouvert 24h sur 24.Le paradis non ? En plus c est de loin le meilleur super marche qu on aie vu car on y trouve de tout. Il y a meme de la fondue suisse !!! On regarde un peu les annonces pour le bateau, mais comme on a pas mal de trucs a faire, on se pose tranquille et on discute avec les gens. Comme c est toujours le cas dans notre voyage les choses viennent a nous et on se retrouve a discuter avec un capitaine qui compte faire la traversee Panama-Colombie des le lendemain si on trouve encore 2 personnes. Tcheu c'est beau! On va quand meme faire du shopping le lendemain et le soir meme on trouve un ricain qui veut faire la traversee. L affaire est quasiment dans le sac car une fille colombienne va aussi venir avec nous. Panama city c'est bourre de jolie filles, c est super moderne et tu peut sortir tous les soirs de la semaine car il y a toujours du monde. C est une des premieres villes ou on se verrait bien y bosser quelques annees. On va bien sur faire la nouba tout les soir histoire de ne pas faillir a notre reputation. Le dernier soir, qui est-ce quon voit a la reception de l hotel ? Cecile ! Trop bon! On se fait une petite fondue sur la terrasse de l'auberge pou faiter notre depart imminent pour la Colombie. Cecile hesite a venir avec nous, mais elle se decidera pour le Perou.

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Le lendemain soir, on doit etre a Miramar, petit village de pecheur au bord des caraibes. Peut importe. Grosse noce jusqu au petit matin avec Cecile et reveil penible a 10h. On s'est dit qu on allait prendre le bus. Avant de partir, on tombe sur un couple franco-suisse qui voyagent avec leur petite fille en tandem depuis la terre de feu. Incroyable! Discussion de passionner s'en suit et retarde un peu plus notre depart pour Miramar. On prend le bus jusqu a Sabanitas, petite ville peu avant Colon et on regarde si on peut chopper une connexion pour la suite. Pas de bol, cette fois-ci il n y a que des bus qui ne peuvent pas prendre nos velo. Pas grave on fera la suite a velo vu qu on nous a dit que la route etait bonnne et qu il y avait a peu pres 60 km a faire. Mon cul oui! La route se degrade rapidement et on se rend compte que ce n est pas 60 mais 80 km qu on doit se taper. Heureusement que le paysage est magnifique.

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On se tape les 10 derniers kms sur une route en terre en pleine foret vierge et dans la nuit, super tendu mais on arrive finalement a bon port. On trouve une petite habitation ou se poser pour la nuit. Le lendemain, on attend sagement que notre capitaine vienne nous chercher au port, mais comme jamais rien n'est facile, il ne vient pas. Heureusement qu on a son numero de tel ce qui nous permet de l'appeler. En fait il y avait eu un malentendu et on doit se rendre sur une petite ile situee a 2 h de bateau. On va donc au port et on demande si un bateau se rend a Porvenir ou se trouve le voilier que l'on doit prendre. Manque de bol le bateau qui y va a ete loue par un mec qui est entrain de decharger un camion de banane dedans. Super! On lui demande quand meme et il accepte de nous prendre, mais avec un bon surcout par rapport a ce que ca devait couter. En plus vu le temps qu ils mettent a decharger le camion, ca risquait de prendre plusieurs heures avant le depart. On retourne au village ou il y a un autre debarquadaire et on demande si il y a un autre bateau qui va a Porvenir. On on trouve un qui s'y rend et pour un bon prix. Depart! Le seul truc, c est que le dit bateau tient plus d une barquasse et qu il est surcharge, le temps de la traversee double et on va se taper 4 h de bateau. Tant pis on embarque quand meme. L'equipage se constitue de six indien Kunas super sympas. Ils voyagent a plusieurs car sur la route qui longe les terres, il y a des pirates. Tres rassurant. Pour corser le tout, on se tape une vraie petite tempete ou « culo de pollo » comme on dit par ici. Ca secoue grave et follo passe les 3 quarts de la traversee a ecoper alors que Fab tout seul a l avant croit sa derniere heure arrivee. La Colombie se merite vraiment... Les indiens parlent avec nous est sont tout content qu on decouvre leur territoire. La tempete se calme un peu et on se retrouve a Porvenir sain et sauf et on trouve notre equipage. La joyeuse equipe de marins sera composee de Rafael Salazar le capitaine, Jose son second, Caterina une colombienne bien cool, Vincente un etatsunien et nous autres.

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Le bateau ne fait que 10 m, ca va etre chaud de tout caser dedans, mais rien n'est impossible et apres quelques demontage, tout rentre. On va manger sur l'unique resto de l'ile et on passe notre premiere nuit sur le bateau. Le lendemain c'est le depart pour Chichimay, petite ile paradisiaque sans eau courante ni electricite et ou 3 familles d indiens Kunas vivent. Les 3 jours que nous passeront la-bas seront juste magiques. Imaginez le tableau: snorkling dans les recifes, baignades et bronzette. On tombe en rade de gaz ce qui nous oblige a aller sur l ile pour utiliser les feux de bois des indigenes en dessus duquel il font fumer du poisson. Moment magiques ou on decouvre toute la gentillesse de ces familles indiennes. Ils nous apprennent meme a pecher avec un fil, un gros plomb et un hamecon. Luigi qui doit avoir ca dans les genes, reussit a choper deux beaux poissons que l'on mange ensuite. Trop, trop bon.

Suiza Latina (suite)

latintrip | 21 août, 2006 04:27

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Les reserves de rhum sont killees en 2 soirees et passons nos soirees sur le bateau a discuter en regardant les etoiles.

Puis, c'est le depart en haute mer. La navigation jusqu'ici etait bien tranquile car on etait protege par les recifes, mais maintenant les choses serieuses commencent. Ca secoue a fond et on se cogne partout. Luigi prend la position foeutale direct et va vomir son premier repas. C est ensuite a Fab de vomir le sien car il finit de manger trop vite sous la pression du capitaine. Trop la classe. Deux jours de navigation ou on se nourrit de biscuits, sandwichs et salades et ou on dort ou larve la pluspart du temps. On se prend quelques bons « culo de pollo » mais Jose et Raffa assure. Fab et Lui dorment dans le meme lit alors que Follo partage le sien avec la colombienne. C'est assez sport et on se retrouve assez souvent les un sur les autres. Le premier matin on a meme la chance de se faire accompagner par quelques dauphins. En fin de matinee du 2eme jour, on arrive enfin en Colombie. Youhouhou!! L'Amerique du Sud s offre a nous. Arivvee dans le port de Cartagena, ville ou on trouve des buildings ainsi qu une magnifique vieille ville avec fortification et tout le bazar.

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Un nouveau continent s'offre a nous et on en est sur, des milions d'autres histoires censurees ou non que l'on pourra raconter a nos petits enfants...

Video bonus...

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Avec des oeufs c'est vachement bon!

latintrip | 04 juillet, 2006 03:21

Encore une fois merci pour vos messages, ca fait un petit moment qu'on ecrit plus rien mais on lit chaque jour les commentaires et, une fois n'est pas coutume, on va de nouveau vous balancer la totale.

Nous quittons donc Tulum, sous la pluie, direction plein sud pour atteindre au plus vite le Belize. Encore 3 jours et 2 nuits au Mexique avec une nuit passee a Los Tres Reyes, petit village d'une vingtaine de familles, sans eau courante ni electricite, et dont les maisons ne sont que des cabanas en bambou et feuille de bananiers. Plus que jamais on passe pour des extraterrestres et une horde d'enfants s'attroupe autour de nous, on discute un peu avant d'aller se coucher. Le jour d'apres on roule toute la journee et en fin d'apres-midi, on voit un immense nuage noir qui nous poursuit, visiblement ce soir on va pas pouvoir dormir a l'arrache. On s´arrete alors dans un petit village au bord d'une lagune nomme Buenavista. Voyant la pluie arriver on essaye de trouver un lieu pour dormir et finalement on trouve une maison en construction: un toit, un sol plat ca va etre le reve! Que dalle, on aura passe la pire nuit de tout le voyage! Forcement a cote d'une lagune les moustiques sont nombreux, agressifs et n'ont peur de rien et surtout pas de l'Anti-Brumm. Apres une nuit passee a chasser les moustiques, a mettre de l'amtimoustique et a se cacher dans le sac de couchage (mais surtout pas a dormir) on se reveille le matin et on constate l'etendue des degats. Comme d'habitude Lui est le champion toutes categories avec peut-etre 300 piqures de moustiques sur tout le corps, Follo et Fab le suivant avec une centaine de piqures en moins.

On repart, en se grattant de partout, pour l'etape qui nous menera dans l'apres-midi au Belize. Arrives a la douane, pas de bol, Follo et Fab doivent payer un visa pour entrer dans le pays parce qu'ils sont suisses et on avait aucun dollar belizeen, le douanier nous a donc tout naturellement dit d'aller changer nos pesos a cote de l'office. On a beau tourner en rond on trouve pas un bureau de change a l'horizon jusqu'a ce que l'on decouvre que le bureau de change en question c'est des mecs avec une banane qui changent du fric a l'arrache a travers le grillage. C'est visiblement la voie officielle et le deal n'est pas trop mauvais. On nous demande aussi la marque et la couleur de nos velos pour le marquer dans le passeport: heu...rouge, bleu, vert, jaune et noir. Quant a la marque (...?), Follo dit au douanier: "C'est un Scott" et les deux autres disent en coeur: "Oui, oui nous aussi" ca c'est fait, on passe au Belize.

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Le Belize c'est recouvert de gazon vert et parseme de palmiers. Il y a plein de petites maisons en bois sur pilotis, on se croirait dans l'amerique profonde. Au bout de quelques km on arrive a Corozal, le bled qui, d'apres le guide, devait etre super anime et accueillant. On est en fait arrives dans une ville fantome d'autant plus que c'etait le dimanche et qu'il pleuvait. Pour couronner le tout l'etat de Follo, qui n'etait deja pas tres bon ces derniers jours, empire et il va directement se coucher avec un gros mal de tete. Pour les deux autres petite promenade dans les rues desertes, seulement occupees par quelques vieux rastas qui veulent nous vendre de la beu. Le seul truc marrant est le melting-pot de populations: espagnols, indiens, chinois, blacks ainsi que toutes les combinaisons possible de metissage. On repart d'ici des le lendemain mais a l'heure du petit dejeuner un journaliste de la television locale, intrigue par notre equipement nous demande s'il peut nous interviewer. Petit reportage pour le 20 Heures...

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On reprend la route, elle commence a devenir penible, non pas a cause du relief mais a cause de la sante de Follo qui ne va toujours pas mieux, d'autant plus qu'on doit vite arriver dans un village avec television, match de l'Italie oblige.

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On arrive vers midi a Orange Walk, magnifique bled paume de 13'000 habitants, un des plus grands du Belize, et on s'arrete dans un resto chinois, les plus repandus dans le pays. La bonne nouvelle c'est que l'Italie a gagne mais la maivaise c'est que Follo, lui, est completement sec. On decide alors de passer la nuit ici.

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Le lendemain meme combat, on fait quelques km a velo (une centaine quand meme!) et on s'arrete juste avant la tombee de la nuit dans un tout petit village ou il n'y a strictement rien. Un jeune du coin viens vers nous et nous accompagne vers la vendeuse de legumes d'en face qui a un petit terrain propice au camping. On se pose la, voyant Follo malade, la dame nous propose un petit cafe chaud. Elle est incroyablement gentille et tres attentive a notre comfort. On passera la nuit ici en se faisant surprendre par la pluie au passage, d'autant plus que nous n'avions pas estime utile de mettre la bache impermeable sur la tente. Donc reveil en sursaut a 2h du mat sous une pluie torrentielle pour tenter de sauver les meubles. Resultat: doux reveil au matin avec 3 cm d'eau dans la tente. C'est pas les conditions optimales quand on est malade! Follo est au plus mal, on decide alors de laisser les velos la et de partir en bus direction l'unique hopital belizeen a Belize City. Verdict: grosse sinusite et traitement antibiotique pendant une semaine. Le point postitif c'est que l'hopital est gratuit, on met juste la somme qu'on veut dans une urne apres la consultation.

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On revient dans notre petit bled et on repart en fin d'apres midi direction Monkey Bay, un lieu que nous avait conseille un touriste canadien. C'est un petit complexe de quelques cabañas au milieu de la nature. Endroit tres sympa ou l'on mange tous ensemble dans un cadre assez joli. Le soir Follo reste au lit et les 2 autres vont au bar d'a cote pour boire quelques bieres et discuter avec un americain rencontre sur place. Clou de la soiree, c'est un bar karaoke anime par les saoulons du coin. Tres rigolo!

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Le lendemain Follo se sent mieux et on decide a nouveau de repartir direction San Ignacio, un des endroits les plus touristiques du Belize, toujours d'apres ce putain de guide, mon cul oui!!!

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C'est vrai c'est touristuqe: une rue, 3 hotels et 2 bars. Follo etant toujours convalescent et la coupe du monde battant son plein, nous restons quelques jours ici. Alors que Follo decouvre tous les recoins de la chambre, Fab et Lui vont faire le tour de la ville (ca prend 1 minute 30) pour finalement s'arreter dans un bar et boire une biere. Trois jours, trois scenarios identiques: coupe du monde matin et apres-midi puis le soir descente AU bar du coin, le Coconutz. On fait connaissance avec le boss des le premier soir et il nous offre a boire a chacune de nos visites. Avant de devenir des epaves et d'etre allergique au rice&beans on part d'ici direction Guatemala.

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Finalement on n'a pas connu grand chose du Belize mais ce qui nous a marque ce sont les gens qui sont super sympas, tres accueillants, et ces quelques ont ete un peu irrealistes, au milieu de notre tour de l'amerique latine on se retrouve presque en Jamaique. On a vu des choses aussi insolites qu'un rasta, comme on en voit seulement a la tele, en train de tondre le gazon ou tenant une epicerie.

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Nous voila au Guate, comme d'hab on change de l'argent par la voie officieuse et on entre dans le pays sans autre formalite. Pas trop difficile puisque on est arrive pendant un match du Bresil et que le douanier etait plus interresse par la television que par nous.

Ca commence fort, on se tape une route en terre completement accidentee avec en prime une enorme montee sous une chaleur assommante. On se demande alors si toutes les routes sont comme ca dans le pays. Heureusement apres une trentaine de km on retrouve l'asphalte. Les paysages sont magnifiques, les gens toujours aussi sympas et demonstratifs, nos passages furtifs dans chaque petit village declenchent une enorme excitation chez les petits enfants et au bout de quelques metres tout le village se met a crier en coeur: "Gringo, gringo, gringo". Trop cool. On se dirige direction Tikal avec un arret a El Remate au bord du magnifique lac de Peten Itza.

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Tikal c'etait la capitale maya et elle est aujourd'hui cachee au fin fond de la jungle. C'est juste incroyable: des enormes pyramides depassent des arbres dans lesqules se baladent des singesm des perroquets et des toucans. Pour les connaisseurs c'est la que fut filme une des scenes les plus mythiques du Retour du Jedi. On reste la nuit pour profiter du coucher ainsi que du lever du soleil sur le site, ambience mystique garantie! Au passage on rencontre un israelien qui fait aussi un tour a velo et qui est parti de San Fransisco pour aller au Panama. On fait quelques km ensemble, on discute et il nous donne quelques conseils sur la route.

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C'est reparti pour la ville de Flores, une ile au milieu du lac Peten Itza reliee a la cote par une seule route. On ne voulait que passer la nuit, finalement l'auberge dans laquelle on se trouve est trop cool et on y reste une nuit de plus. On fait connaissance avec quelques personnes pendant la soiree et Lui et Follo vont faire un petit tour en cayak sur le lac pendant la journee, en profitant au passage pour squatter la piscine d'un hotel de luxe.

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On roule ensuite en direction de Coban a l'entree des montagnes du Guate. Notons au passage que les routes sont parfois traversees par des rivieres et comme il n'y a pas de ponts nous devons prendre le bateau. Les paysages sont magnifiques mais il pleut tous les jours, ceci va donc nous inciter a faire les derniers soixante km jusqu'a Coban en bus. Contrairement a ce que l'on pourrait croire prendre le bus c'est aussi un exploit sportif: il faut d'abord monter 3 velos sur un minibus pas prevu a cet effet puis aller s'entasser avec les 20 personnes qui sont deja a l'interieur. Apres ca on est content de faire du velo!

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Coban c'est sympa mais il pleut tous les jours du matin au soir: de la grosse pluie, de la petite pluie, de la pluie fine mais il pleut tout le temps. Alors forcement avec tout ca on est obliges d'aller dans les bars! On va peut-etre passer pour des alcooliques mais au moins ceci nous permet de rencontrer des gens. On a rencontre des gens incroyables qui sont ici pour aider les communautes mayas des montagnes, la plupart sont des europeens partis en simples touristes et qui finalement ont decide de rester la pour aider les les locaux. C'etait excellent de pouvoir discuter avec eux et ceci nous a permis de mieux comprendre la situation des indiens et leur mode de vie.

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Au depart de Coban, on se prepare a affronter la vraie montagne. On roule un moment puis vers on s'arrete faire une petite pause dans le dernier village avant que la route ne se transforme en piste de terre. Apres quelques metres le velo de Lui decide de s'arreter, le boitier de pedalier et le roulement d'une pedale sont completement morts. Ce qui semblait au debut nous freiner dans notre progression va finalement nous sauver la vie! On retourne au village pour reparer le bike et vu l'heure on decide de prendre un bus. Cette fois on est a 24 dans le minibus et on traverse une route (si on peut appeler ca comme ca...) de boue a flanc de montagne. Le bus n'arrete pas de monter et l'etat de la route se degrade au fil des heures a cause de la pluie incessante. Nous arrivons finalement dans un petit village dans la montagne. Impossible de trouver un endroit ou dormir mais heureusement deux locaux nous ayant vu arriver nous aident a trouver un logement chez des gens. Vraiment trop cools ces guatemalteques!

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Apres ca deux jours de pure montagne, a velo cette fois et avec des pentes de pres de 10%! C'est dur mais les paysages sont incroyables, vous n'avez qu'a regarder les photos...

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Ceci nous amene a, attention, Chichicastenango. Un petit village de montagne qui ressemble plus a un marche geant qu'a un village. C'est plein de couleur, de gens, de tissus, d'habits typiques, de fruits, de legumes... enfin bref tres anime quoi! On en profite pour faire des emplettes et le lendemain depart pour le lago de Atitlan ou on se trouve actuellement.

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A nouveau la montagne, ses pentes a 10% et son ciel gris. Mais une fois arrives au sommet du col, la descente sur le lac et le soleil nous attendent. "Pura bajada", 20 km de descente de ouf et quelques arrets pour profiter du paysage exceptionnel. Une fois en bas, nous prenons le bateau pour rejoindre San Pedro La Laguna le village ou nous avions decide de nous reposer quelques jours. Enfin quand on parle de repos, vous voyez ce qu'on entend par la...

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Des l'arrivee au port on est accoste par un pseudo cow-boy qui veut absolument nous amener dans un hotel. Gros stress de Lui, Italie-Ukraine c'est dans 5 minutes. On part en trombe a l'hotel en passant des rues en terres monstre chelous, on depose nos affaires et on va voir le match. L'Italie est en demi, trop bon!!!

Notre hotel a une particularite, c'est que tout vient a nous. On a notre petite vendeuse de pain qui passe matin et soir pour nous nourrir avec ces pains a la banane, au chocolat, a la canelle,... ainsi que les vendeurs de ganja qui viennent nous trouver jusqu'a la porte de notre chambre!

La journee on se balade, on visite, rien d'extraordinaire mais c'est parfait! Le soir c'est le retour de la fameuse bouteille de rhum qu'on deguste a l'hotel avant de partir dans les faubourgs de San Pedro a la recherche d'un bar ou il y a du monde.

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On a passe une soiree avec nos voisines guatemalteques qui nous ont appris l'argot et plus particulierement les insultes locales ("A la gran puta!!!";). Finalement on sort mais comme au Guate les bars ferment a 1h, on se retrouve avec tous les autres fetards au milieu de la rue en attendant que tous les chefs de groupe decident ou va se derouler l'after. On appele ca "la mara". Il a donc ete decide de continuer la soiree dans un bar perdu dan une petite ruelle a 2 pas de notre hotel jusqu'au petit matin.

La soiree du lendemain commence a l'hotel, comme d'hab, puis on se deplace au centre pour trouver la mara et pas de bol on est arrives trop tard. A ce moment un borracho vient nous faire la discussion pour essayer de nous vendre tout type de drogue. Cette fois on en avait marre alors plutot que d'esquiver on a commence a lui raconter n'importe quoi pour voir si c'est lui qui allait se casser en premier. Mais il etait plus fort que nous, alors qu'on racontait n'importe quoi sur Barcelone il a reussi a nous repondre:" Si con huevos es muy rico!" Trop fort le gars on a abandonne les premiers. On part alors dans le meme bar que le soir precedent en esperant voir du monde. Il y en a pas beaucoup mais la serveuse francaise est contente de nous voir. Finalement quelques personnes partent sur la terrasse derierre le bar et nous proposent de venir jouer au poker (Texas Hold'em pour les connaisseurs). Lui est de la partie mais ca ne durera pas tres longtemps la drogue et l'alcool n'etant pas forcement recommendes pour jouer au poker. La soiree se termine et on va faire dodo.

Le lendemain c'est aujourd'hui est comme d'hab on a passe toute la journee a ecrire le blog mais on espere que ca va vous plaire et on attend avec impatience vos commentaires. A vos claviers bonsoir...

¡Chinga tu madre!

latintrip | 09 juin, 2006 17:11

Hola todos! Alors comme ca on vous manque…? Attendez vous a rester un bon petit moment devant votre ecran parce que cette fois la quantite de news est assez consequente! On a mis un tout petit peu de photos et en bonus quelques films muets. C’est parti…

Donc, nous vous avons laisse il y a 15 jours a San Cristóbal de las Casas ou nous nous appretions a partir pour la jungla de Palenque: 200km avec un denivele de plus de 2000m, ca semblait etre du tout bon! Mais comme d’habitude en velo rien n’est jamais t aquis d’avance.

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Apres des adieux emouvants avec notre cher compere David, nous enfourchons nos montures prets a devaler les pentes de la Sierra Norte de Chiapas. “Vous verrez ca va etre que de la descente” qu’ils disaient tous. Mon cul! On attaque par une petit montee d’echauffement, sous la pluie, le brouillard et le froid s’il vous plait! Malgre ces conditions meteorologiques desastreuses le paysage est incroyable: foret de pins, troupeaux en liberte et nature verdoyante. Il est difficile d’apprecier la descente dans ces conditions, d’ailleurs Luigi en paiera les consequences avec la premiere chute serieuse du tour, plus spectaculaire que dommageable heureusement. Il faut savoir que les routes mexicaines sont infestees de ce qu’on appelle ici un “tope”, traduction “gendarme couche” de forme et de taille diverse tous plus vicieux les uns que les autres envers les pauvres cyclistes que nous sommes. C’est ainsi que Luigi en apercevant un tope appuya un peu trop fort sur le frein avant, se retrouva a faire une glissade de quelques metres sur le sol detrempe.

En plus de ca la route enchaine descentes et montees contrairement a ce que l’on s’attendait et vu notre condition physique apres les quelques jours de noce a San Cristobal cela affecta quelque peu le moral.

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Le deuxieme jour sera particulierement eprouvant ; voulant absolument arriver a Palenque le soir meme nous effectuons la plus longue etape de notre trip avec un petit arret aux cascades de Misol-Ha. La derniere descente nous fera vivre un des moments les plus memorables de notre voyage. Alors que nous sommes completements extenues et detrempes, voila que la pluie cesse et que la brume laisse apparaître un soleil couchant rouge flamboyant sur la foret luxuriante du Chiapas.

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Nous passons deux nuits dans un camping a proximite des ruines de Palenque berce par les cris des singes hurleurs qui ressemblent plus au bruit d’un coit d’un mauvais acteur porno qu’a celui de chita. Les fourmis rouges nous en font baver nous obligeant a monter les tentes. Visite du magnifique site de Palenque dont le charme est d’etre situe au cœur d’une jungle humide et verdoyante.

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Nous reprenons la route : fini le Chiapas et ses montagnes, nous voici dans la peninsule du Yucatan avec ses routes droites et totalement plates. On pourrait croire que cela est agreable a rouler mais au contraire c’est une torture pour le mental de quoi en devenir fou en fin de journee. On a l’impression de ne jamais avancer et les paysages sont completement monotones ; par contre pendant ces etapes on se fera plus de 100km par jour.

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Mais tout ceci ne nous a pas empeche de vivre quelque petites aventures non denuees d’interet :

Halte au restoroute avec comme voisin de table un toucan et comme distraction le match de foot France-Mexique.

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Une petite pause de midi effectuee au bord du golfe du Mexique les pieds dans l’eau au milieu de petit crabes mono grosse pince.

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On a aussi eu une vision qui au premier abord semblait tout droit sortie de la petite maison dans la prairie. Imaginez vous en plein Mexique, vous faire depasser par un pick-up dont le pont arriere est rempli de petites filles blondes en robe brodee vous montrant du doigt !? On est ou la ? Le contraste est assez saisissant et on ne sait pas tres bien qui est l’intrus. En fait, nous etions arrive dans un village occupe par un grand nombre de Mormons a la peau blanche et aux habits caracteristiques. Arrive au village, petite halte dans le bistrot du coin occupe par les mexicanos bourres et tapisse de calendriers de cul. Ambiance Western garantie avec des echanges verbaux amicaux, mais limites.

Nous avons aussi ete surpris par la pluie alors que nous etions sense dormir a la belle etoile. Montage d’une seule tente en express et entassement des 3 routards puants dans cet espace confine. On vous raconte pas que c’est vite devenu intenable dans la tente a cause de la chaleur infernale qui nous faisait perdre des litres de transpi et de l’odeur nauseabonde de nos pieds. La pluie s’etant calmee 1 heure plus tard, nous avons vite prefere l’option terre humide et pluie fine a la premiere configuration. La routine quoi..

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On a aussi eu l’occasion de prendre notre premiere douche, apres une semaine de route, en arrivant a Chichen Itza ou nous sommes alles faire un petit plongeon dans les eaux sombres et profonde d’un cenote (Baignoire naturelle creuse par l’eau dans la roche calcaire). Enfin de douche il etait plus question de se degrossir sous un filet d’eau douce et le tout sans savon avant de courir, tels des gosses allant a la baignade. Ces cenotes sont vraiment magnifiques et certains sont comme dans des grottes avec juste quelque trous par lesquels passent des racines d’arbre. On a vraiment l’impression de profiter car on prend le temps de se poser dans ces cenotes et on voit defiler les cars de touristes qui ont a peine le temps de faire un petit plongeon « Pura Vida ».

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On passe la nuit dans un camping pres du site des ruines car on nous a refuse de camper dans les environs directs du site archeologique et en plus on a pas envie de se reprendre la pluie dans les dents, mais on a bien fait de passer car on a rencontre quelqu'un qui est interesse par notre trip et qui nous propose de venir loger dans son camping a Tulum. Ceci s’averera utile par la suite. Le lendemain on se leve assez tot pour profiter du site sans les hordes de touristes, mais bon avec les mexicains il ne faut pas etre presse. On poiraute un moment devant l’entree jusqu'à ce que ces messieurs daignent ouvrir les portes du site. Premiere surprise, le prix de l’entre est plus de 2 fois superieur a celui des autres sites , merci Cancun qui ne se trouve pas loin. La deuxieme surprise nous est le fait que bien que la pyramide principale soit superbe et bien conservee, on nous interdit de monter sur son sommet pour des obscures raisons de maintenance. La visite est quand meme effectuee est le site merite le detour.

Sur le chemin qui se trouve entre Chichen Itza et Tulum se trouvent les ruines de Coba qui semblent etre interessantes par leur architecture, mais c’est aussi le seul site que l’on peut visiter a Bicyclette. Ca semble parfait pour nous. On se rapproche donc du site apres nous etre baigne dans un magnifique cenote dans la region de Valladolid et on decide de dormir sous un arret de bus. Mais voila-t-il pas qu’un mec de type mexicain ayant la cinquantaine et habille en militaire, debarque pendant qu’on se fait a manger. On l’avait depasse une heure plus tot, alors qu’il marchait sur le bord de la route. Il attaque direct la discussion et nous demande si on a l’intention de passer la nuit ici et si il peut se poser avec nous. On accepte, mais on se rend vite compte que le mec est « perché ». En effet, dans un doux melange d’anglais et d’espagnol, il nous explique qu’il est a 80% androide, qu’il est le patron de la HSBC (une banque anglaise), qu’il a une dizaine de portes avions a Puerto Vallerta et nous montre une photo de magazine en nous disant que c’est sa femme. Bref, completement tare le type. On lui file a bouffer et pretextant une accalmie de pluie, nous nous faisons la malle en direction du prochain village qui se trouve a une petite dizaine de km. Assez chaud vu qu’il fait nuit et que notre seule lumiere est notre frontale. Heureusement que la route est bonne et qu le traffic n’est pas trop important. On arrive donc au village suivant et on demande dans un magasin ou est-ce qu’on pourrait camper. Le type nous dit d’aller voir la police et nous nous dirigeons donc vers le centre ville. Ici c’est la fete au village et les policiers encadrent la manifestation. A peine le temps de leur poser une question qu’un gars, probablement le maire ou le chef de la police, vient nous proposer de dormir dans le marche couvert. On s’y rend et on rencontre un mexicain et son fils qui s’occupent de le surveiller pendant la nuit. Ensuite la routine reprend, on boit des binches et on discute un moment avec le jeune avant d’aller dormir par terre dans le marche avec des neons allumes toute la nuit dans la gueule. Sympa. Au passage, vers 1h du mat, des gens entrent dans un des stands du marche pour y faire quelque chose. Pour eux rien de plus normal que de voir trois gringos en train d’y dormir, et la par contre on est a des annees lumieres de Cancun. Le lendemain nous repartons tranquillement de notre marche et nous apercevons a quelques metres notre ami du soir d’avant. On part vite pour aller dejeuner ailleurs. On se retrouve comme tres souvent a une station d’essence Pemex (La compagnie petroliere mexicaine), assis a cote des pompes a manger nos cornflakes. Normal quoi…

On repart direction Tulum en faisant une petite halte par Coba, site maya decouvert il y a quelques annees, donc encore enfoui dans la vegetation. Le clou du spectacle reside dans sa pyramde qui est la plus grande de toute la peninsule du Yucatan. Tous motive par le fait qu’on puisse y aller a velo, nous rentrons dans le site avec nos montures et de quoi se faire un petit gueulton. Premiere caisse pas de probleme mais voila qu’apres quelques metres on se fait arreter par un type nous disant qu’il faut payer un taxe pour les utiliser. Taxe se montant a celle qu’il faut payer pour louer un velo chez eux. « ¡Chinga tu madre! Y a pas moyen qu’on se refasse arnaquer une ixieme fois au Mexique ! » On discute ferme, on leur dit qu’ils nous prennent vraiment pour des gringos-pendejos mais rien a faire. C’est la loi qu’ils disent ! On attend un moment et on decide finalement d’y aller a pied pendant que tous les autres touristes motorises sont a velo… Mais ca en valait le coup. La pyramide est incroyable, en l’escaladant on se retrouve « perche » a 42m de haut avec une vue imprenable sur la platitude du Yucatan.

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¡Vamos a la playa ! 15 jours apres etre parti des montagnes de San Cristobal, on se retrouve a moins de 40km de la plage des caraibes. La route est penible, en plus de ca on en a serieusement plein de cul de pedaler et voila que pour couronner le tout il se met a pleuvoir. Mais on roule, on ne sait faire que ca depuis un moment. Arrive a Tulum, on a deja de la peine a trouver un bar ou boire une binche de fin d’etape, quelques personnes nous traitent de gringos dans la rue, les « va te faire foutre » volent. Quand enfin on trouve un petit coin ou se poser voila qu’un mec nous agresse pour une clope, la c’est trop ! Le ton monte et le mec comprend qu’il a interet a se casser. Ca commence bien… Ensuite il faut qu’on trouve un logement. Il faut savoir que sur la plage de Tulum plus on va vers le nord plus ca craint et moins c’est cher. C’est donc tout naturellement que nous sommes alles au camping se situant a l’extremite nord de plage. La gerante est trop conne mais le loyer n’est pas cher et surtout l’endroit est magnifique, une carte postale. On y prend une cabaña, , les pieds dans le sable a quelques metres de la mer et avec une vieille tablede jardin pourrie en guise d’ameublement, bon c’est pas du all-inclusive mais c’est ce qu’on aime.

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A peine le temps de se mouiller les pieds dans la mer des caraibes qu’on rencontre Jean, un pote francais qu’on avait vu a San Cristobal. Il vient finalement se poser dans notre cabaña et les 4 gais lurons s’en vont en ville manger un truc et acheter de quoi nous retourner un peu la tete pour la soiree. Binche et rum coca sont au menu ainsi que notre premier vraie pizza du trip. On se rend ensuite a un bar qui est dans un hotel au bord de la plage. L’ambiance semble un peu BCBG et on se rend sur la plage pour boire nos bouteilles. Soiree philosophico-quanto-bouratique. Quand on a fini, le bar est deja ferme. On se renseigne pour savoir si il y a un lieu ou on peut continuer la soire et on nous indique un point sur la plage a quelques km. On se dirige donc dans cette direction et un pick-up nous prend sur son pont arriere. Sensations garanties. On arrive en trombe vers le bar qui se trouve en plein milieu de la plage et deja a 15m du bar on commence a tchatcher avec un italien et une suisse allemande qui y sont accoudes. La soiree est partie et finalement on aura peut-etre fait connaissance avec tout le bar. Apres mure reflexion nous sommes unanimes sur le fait que la soiree a surement du etre bien. Les deglingos sont de retour. Le lendemain, encore tout bourre, Follo se fait reveiller par un scorpion qui s’etait cache dans la manche de son pull et qui l’a pique alors qu’il tentait d’ecraser l’indesirable non identifie. Pas si terrible que ca, il semblerait que les piqures de guepes soient plus douloureuses que celles des scorpions.

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Dans la soiree Lui s’essaye au metier de coiffeur sur Fab deja un peu pete et se prend pour Flavio. On vous le conseille mais uniquement pour la coupe mulet.

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La suite se deroule comme la veille, on achete nos litrons de rhum et de biere, on se fait de delicieux spaghettis bolognaise et on reinvente une fois de plus la theorie quantique et introduisons aussi le terme de lasagne temporelle. On se redirige vers le meme bar que la vieille. Le patron nous accueille, et malgre la fin de l’happy hour, nous offre une tournee. Il a eu vent de notre expedition et on est un peu des stars. La soiree est un grand n’importe quoi : bataille de sable et de cocktail a travers le bar, danse et chant sur les tables comme d’hab, ca enerve un peu les barmans mais ils nuos offrent quand meme a boire. En fin de soiree ils ferment le bar, nous posent 10 bieres sur la table et s’en vont. En guise de remerciement, nous n’avions plus toutes nos facultes et Fab et Lui se sont fait vole leurs tongues, on embarque avec nous un masque, un coussin ainsi qu’un bouteille de 2l de rhum pour la soiree du lendemain. Quand on part le soleil se leve sur la mer des Caraibes et on en profite pour prendre quelques photos.

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Le lendemain snorkeling sur la barriere de corail. Alors que la plupart ds touristes n’y vont qu’en bateau nous y allons a la nage comme des grands. A voir absolument.

La soiree est calme, 2 autres francais se joignent a nous pour une soiree encore plus psychotique.

Le lendemain nous allons louer une caisse et depart pour Playa del Carmen toujours en compagnie de notre ami Juan. Playa del Carmen c’etait encore il y a quelques annees une petite ville touristique ou se melangeaient touristes et backpackers, ce n’etait pas cher et il faisaient vraiment bon y vivre. Maintenant ? Cancun number two ! C’est rempli de touristes, des magasins et du beton partout ! Merci le tourisme de masse ! Encule !

On parc la voiture dans un parking surveille, ce sera notre hotel pour cette escale. Liberte absolue. Comme d’hab, on commence sur la plage et ensuite direction la disco branchee sur la plage. On se fait virer en cours de soire car notre tres cher ami Jean y avait introduit de la biere de maniere illicite. Ca a finalement ete un mal pour un bien. On rencontre quatre chicas mexicaines vraiment tres cool avec qui on commence a discuter et finalement on se retrouve serre a huit dans une voiture en direction de leur maison. On discute, on danse jusqu’au petit matin, le clou de la soiree revient a Jean qui lors d’une danse acrobatique a envoye le pied de la demoiselle dans le ventilateur. On finit les quatres a dormir dans le salon qui sur un matelas qui parterre. On dort un moment et au reveil on salue les filles en leur laissant une petite surprise dans les toilettes qui etaient bouchees..

On retourne en stop sur playa et on va prendre le petit dej dans un bistrot. Tout le monde va aux toilette et Fab y va en dernier alors que les autres sortent deja. On l’attend dehors un bon moment, le temps de visiter le centre commercial d’en face et on commence a se demander ce qu’il fout. Lui part en eclaireur afin de stresser l’interesse. Il ressort mort de rire et demande aux deux autres de le rejoindre. Pendant ce temps Fab, voulant juste faire petit pipi, se retrouve enferme dans les toilettes de 1m sur 2 essayant d’appeler quelqu'un par la lucarne se trouvant en-dessus de la porte, rien n’y fait. C’est seulement apres 45 minutes et lorsque Lui arrive qu’il peut enfin expliquer dans quelle situation il se trouve. Les 2 autres le rejoignent, morts de rire eux aussi et apres plusieurs essais infructueux lui disent de defoncer la porte. Au 3eme coup la porte cede, Fabien est libre et les 4 comperes repartent comme si de rien etait direction la playa. On se baigne et on se repose pour recuperer un peu. Le soir on retourne finalement dans la boite d’où on s’etait fait virer la veille, on danse jusqu'à la fermeture. Finalement on va aller se coucher au petit matin dans la voiture sans Jean qui a « disparu », tres confortable la voiture. Jean reapparait pour venir chercher ses affaires et nous quitte le lendemain pour aller prendre l’avion (hey Jean c’etait vraiment trop bon, t’es un creme mais elle est ou la bouteille de rhum que t’a planquee ? On t’attend en Suisse pour que tu nous la rende). De notre cote, nous dormons quelques heures et nous partons vers Cancun histoire de voir a quel point les gros hotels touristiques sont moches. Nous ne sommes pas decus, gros hotels impressionnants, pas un centimetre de nature mais plage de malade, eau turquoise au possible.

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En repartant, une voiture de police nous demande nous garer sur le bas cote, ce que nous faisons. On a soi-disnat depasse les limitations de vitesse alors qu’on s’etait contente de suivre les autres voitures. Verdict : 120 dollars a payer et le permis a aller rechercher a Cancun, chose quasi impossible pour nous vu qu’on doit rendre la voiture quelques heures plus tard. Apres quelques discussions l’agent accepte 200 pesos (20 dollars) et insiste sur le fait que ce n’est pas de la corruption et qu’on ne doit en parler a personne. Putains de flics de merde, il n’y a vraiment qu’avec eux qu’on aura eu des problemes dans ce pays.

On rentre sur Tulum, on rend la caisse et on va sur internet histoire de raconter un peu nos aventures. C’est la qu’on tombe sur 2 filles qui faisaient partie du groupe qu’on avait rencontre a Chichen Itza et qui nous proposent de les rejoindre dans le camping de leur ami. Comme on en a pour un moment, on leur dit qu’on viendra peut etre plus tard. Vers 23h nous partons donc en direction de la plage a la recherche du dit camping. On galere un petit moment pour le trouver et finalement on tombe dessus. Un ami espagnol du proprio, Ansur, vient nous accueillir et nous presente un peu les lieux. On part ensuite sur la plage pour voir la maison de Pablo Escobar et aussi tenter de voir des tortues. Nous marchons sur des kilometres et des kilometres de plage totalement vierge de toute construction en beton, la definition meme du paradis. On a vu aucune tortue mais un gros nuage de pluie qui n’a pas tarde a nous mouiller completement alors que nous rentrions au campement. Mais on s’en fout on est content. On dort finalement dehors sous la pluie et on se retrouve vite a dormir dans une flaque d’eau. Le reveil est tres penible, on en a la peau frippee. On reste finalement pour manger avec les occupants du camping et apres un gros effort mental et physique on arrive a s’arracher de ce petit coin de paradis. Le Mexique est fini, nous aurons finalement effectue 2800km dans le pays et nous avons des souvenirs plein la tete. La nostalgie de partir mais l’envie de decouvrir de nouveaux pays…

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Petit exemple des imprevus de ce voyage, toute la partie de texte qui se trouve ci-dessus a ete ecrite hier soir et pendant notre redaction, nous avons sur une simple demande de cigarette, trouve un logement pour la nuit.Un grand merci a Ophelia qui nous a permis de dormir de nouveau au bord de cette plage paradisaque et cette fois au luxury cabanas.

On pensait partir hier soir et dormir sur le bord de la route mais Ophelia nous a propose de venir dans l’hotel de luxe dont elle est la gardienne. On a pas hesite une seconde et putain ce qu’on a eu raison.

On passe tout d’abord au supermarche acheter de quoi manger Ainsi que quelques binches et depart pour la playa. Arrive a l’hotel, Ophelia n’a pas les cles de sa cabana, on doit donc degrafer une moustiquaire et rentrer par la fenetre, normal quoi ! On se prepare un super petit repas, on boit , on fume, on discute, on delire, c’est trop cool ! On dort dans une chambre incroyable au bord du sable blanc, le grand luxe.

Y a comme une force mystique qui veut visiblement nous retenir a Tulum, deja que l’endroit est paradisique en plus de ca on arrete pas de rencontrer des gens extraordinaires !

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¡Viva Mexico !

Proxima estacion : Belize.

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San Cristobal, la vida positiva.

latintrip | 23 mai, 2006 02:56

Salut tout le monde, alors on tenait deja a vous remercier chaleureusement de l’interet que vous portez a notre blog. Ca nous fait vraiment tres plaisir de lire vos commentaries et ca nous motive a faire encore plus de peripeties pour animer un peu les sujets.

Alors nous voila a San Cristóbal de las Casas, petite ville indienne perchee dans les montagnes du Chiapas, depuis trois jours ou nous prenons un peu de bon temps apres avoir vecu 7 jours de voyage assez eprouvants.

Nous avons donc quitte notre petite plage paradisiaque de Mazunte pour longer la cote pacifique jusqu’a Salina Cruz.

Contrairement a ce que l’on pourrait croire, cette route cotiere est loin d’etre une promenade de sante. En effet, la vegetation est quasi inexistante si ce n’est quelques arbres desseches et des herbes folles, le terrain est plutot collineux et pour couroner le tout, il fait une chaleur suffocante (peut etre une chose annodine sur le papier, mais qui nous a fait perdre des litres de flotte). Cette etape est a nos yeux la confirmation que sous nos airs de touristes bons vivants, se cache des cyclistes accomplis. Nous avons en effet atteint la barriere symbolique des 1000 km!!!

Ensuite, nous avons emprunte l’autoroute qui reliait le bord de l’ocean a l’interieur des terres, plus precisement aux portes du Chiapas. Au programme un peu de montee, puis de longs bouts droits avec, oh miracle, le vent dans le dos la majeure partie du temps. Lors de cette partie, nous avons croise pas mal de geants de la route sous forme de double semi-remorques assez enormes. On a vraiment l’impression de ne jamais en voir la fin quand ces mastodontes vous doublent a toute allure.

Enfin le Chiapas! Cet etat ne semblait pas vouloir nous accepter en son sein, car a peine avoir franchi sa frontiere, le vent s’est mis a souffler de plus en plus fort au point de faire tomber follo et fab alors que nous etions a l’arret pour resister aux rafales. Ces dernieres ont ete si fortes qu’a certains moments meme a pied en poussant le velo, il etait impossible d’avancer. Bienvenue dans la Sierra Madre de Chiapas!

Apres avoir encore combattu le vent de face jusqu’a Tuxtla, nous arrivons au pied de la montee qui va nous mener a San Cristobal. Precisons que Tuxtla se trouve a 500 m et que San Cristobal se trouve a 2200m le tout relie par une voie rapide de 46 km via un col a 2500m...

En partant de Mazunte, nous avions decide de ne plus jouer les autistes tous les jours en campant dans des coins paumes avec quelques cabots pour nous tenir compagnie, mais de se rapprocher un peu plus des gens.

Et c’est comme ca que nous nous sommes retrouve une premiere nuit sous un toit de chaume a proximite d’un restaurant, sur la terrasse d’un restaurant, sur un parking de relais routier pour conducteur de mastndonte (Cf. Plus haut) et aussi sous le porche de la maison d’une charmante famille zapoteque. Cette derniere experience fut particulierement marquante. En effet, apres une journee passee a pedaler sous la pluie, nous nous sommes retrouves tout detrempes et a bout de force dans un bled paume ou aucun endroit ne semblait propice au repos des guerriers. C’est ainsi qu’apres quelques hesitations, nous avons envoye notre emissaire, j’ai nomme Luis, convaincre les proprietaires de la dite maison de nous accorder le gite pour la nuit. Apres quelques mesententes et incomprehensions, la famille reunie au complet, nous a accorde le bout de porche tant convoite. Cette rencontre s’est revelee etre tres enrichissante. En effet, toute la famille dont une majorite d’enfants petillants, est venue discuter avec nous. On a pu constater une nouvelle fois a quel point les mexicain etaient genereux car a peine arrives, on nous ammene chaise, table, café, galette et fromage. Longue soiree de discussion ou on aprend le francais, l’allemand, l’italien et l’anglais aux gamins en echange de cours de zapoteque. On est fatigue, mais heureux.

Apres 5 jours sans douche et sans eau courante, nous nous somme paye le luxe de passer une nuit au motel. Durant cette nuit, un scorpion (enorme!! Au moin 3 cm de long queue depliee..) s’est glisse dans le short de Lui, si bien qu’a la grosse commission du matin, celui-ci s’est retrouve sur son pied.. Lui:“Putain les gars, j’ai un scarabee euh.. un scorpion sur le pied!” Follo: “Bouge pas!” Lui: “Fait pas chier!”. Bref, Lui heroiquement fait monter l’indesirable sur son short et nous le tend. L’affaire est close et le scorpion applati.

Nous ne pouvons passer sous silence l’etape reine de notre aventure au Mexique, a savoir la montee infernale sur San Cristobal. Cette etape deja tant redoutee en Suisse, a ete boiteuse des le debut. La voie rapide est payante et le passage nous fut refuse a la premiere tentative. Apres discussion avec 2 hommes armes de fusils a pompe, nous arrivames a les convaincre de nous laisser passer et ce sans dessous de table. Apres 3 km, la fin de journee approchant, on se pose au bord de l’autoroute pour installer le campement. Une nuit mouvementee nous attendait. Attaque massive de moustiques, voitures qui s’arretent sur le bas cote et pour couronner le tout, follo qui vomit ses pates a 1h du mat.. Sympa! Reveil tres penible a 5h30 pour commencer au plus tot cette derniere partie. Fab a lui aussi le bide un peu retourne, mais cela ne semble pas etre serieux. On part donc pour cette montee infernale avec follo qui se demande comment va se passer cette montee vu qu’il n’arrive encore rien a avaler. La route est taillee dans le flanc de la montagne et semble monter indefiniment vers le ciel avec une forte pente ce qui nous fait avancer a moins de 10 km/h. Au km 20, alors que follo reprend du poil de la bete, Fab demande qu’on s’arrete car il ne se sent vraiment pas bien. Lui qui a un petit creux lui demande: “Ca va pas te donner envie de gerber si je bouffe un ptit truc?” Fab timidement: “Non, non..”. A peine l’encas entamme une eruption sort de la bouche de Fab! Follo a Lui: “ Ca te derange pas de bouffer pendant qu’il gerbe?”. Bref un grand moment, on a meme retrouve le ponstan que Fab venait d’avaler quelques instants plus tot.. Fab est completement sec et il nous reste encore la moitier du chemin a faire. Les organismes sont surmene par la montee incessante et l’etat des courreurs freine encore la progression. Mais notre volonte de venir a bout de ce troncon etait la plus forte. On en a vraiment chie, mais le sommet du col fut atteint vers 12h30. Petite larme d’emotion pour les trois comperes en decouvrant en contrebas la ville tant attendue. On oublie nos petits maux et on fonce!

Apres tout ces efforts, nous avons commute l’interrupteur de la position cycliste a celle de “deglingos”! Nous vivons dans une petite auberge de jeunese telle qu’on les aime. Pas cher, plein de voyageurs qui nous enrichissent de leurs experiences et avec qui nous avons fait des noces memorables.

On est deja des habitues d’un bar dans lequel l’alcool coule a flot et ou les concerts de reggae, ska, salsa sont incroyables.

Premiere soiree dans l’enchainement de la montee infernale, la motivation n’est pas extreme en debut de soiree mais on se retrouve quand meme a boire des shots de tequila boom-boom accompagne de Cuba Libre tout ca en dansant sur les rythmes endiables du concert de ska; Luigi finit la soiree couche sur un banc devant le bar…

Deuxieme soiree, deuxieme cuite. On se rend dans un petit bar niche au-dessus d’un restaurant que David, un suisse rencontre sur place, nous fait decouvrir. Toujours sans motiv nous nous posons au bar et entamons notre premier litron de binche. C’est dur de s’y remettre mais la motta aidant nous voila propulses dans une autre dimension. Pendant que Follo decouvre les ardeurs des chicas du Chiapas, les trois autres survoltes, imbibe ou comme on dit ici “pachecos” insultent copieusment toute l’assemblee en francais suivi par des eclats de rire couvrant toutes les discussions autour du bar. Tout se fint etonnemment bien, on se retrouve au petit matin a boire des verres et fumer des joints avec la patronne, qui decide, un peu emechee, de nous ramener chez nous dans son vieux bus VW. On se retrouve a l’auberge a 9h du mat, ou on prend le petit dej avant d’aller se coucher.

Bref, Viva San Cristobal, qui nous a permis de nous refaire une sante avant d’attaquer la prochaine etape qui va nous mener jusqu’a la mer des Caraibes a Tulum en passant par plusieurs sites mayas en traversant le Yucatan.

Plus de 1500 km s’affichent deja sur notre compteur et ce n’est qu’un debut...

De Oaxaca a Mazunte ou la route des anes

latintrip | 12 mai, 2006 22:02

Nous vous avons laisse a Oaxaca lors de notre premiere journee dans cette cite dont le zocalo (comprenez la place du village) est tres prise et meme classe par l'UNESCO.

Apres avoir flane dans les rues de la ville et avoir goute aux fameux "chapulines" sortes de sauterelles grillee et assaisonnees aux piments nous avons decide de faire un petit tour dans les bike shop des quartiers populaires afin de refaire une beaute a nos montures. La roue de Lui a le moyeu completement use et le boitier de pedalier de Fab est grippe en position desseree. On se retrouve chez un "taller de bicicletas", petit bouiboui de 1m sur 2 avec photos playboy sur les murs, un vieux boiteux et un ptit jeune. Operation demontage complet de la roue de Lui et remontage avec nouveau moyeu en 1h30 avec en parallele le ptit jeune qui debloque l'axe de Fab a coup de marteau, meulage puis enchassage d'un burrin suivi d'une traction avec un bra de levier d'1m. Le plus allucinant c'est qu'il font tout ca decontractes en regardant une telenovelas sur leur vieux poste TV. Fab en profite pour se faire baver dessus par une loque humaine dont la bave coulait de la bouche a son reliquat de sandwich. L'affaire fut reglee par un don de cigarette et un fou rire general (sauf peut etre Fab).

Le soir meme, nous avons fait la connaissance d’un mexicain avec lequel on a lie connaissance et bu des bieres dans la rue tout en chantant Clandestino Manu Chao accompagne de sa guitarre. Resultat, une voiture de police s’arrete, les agents nous font nous aligner contre le mur, nous fouillent et a notre grande surprise, nous embarque au poste. On est encore fouille plusieurs fois, on nous demande si on a de la drogue, ce qui n’est pas le cas heureusement et on fait meme un court sejour dans une cellule.. L’ambiance reste a peu pres detendue bien que nos poches soit alleges au passage de quelques milliers de pesos.. Bref, une vraie visite de la ville!

Le lendemain avec une certaine amertume, on se casse de cette ville pour rejoindre la playa, mais non sans aller visiter les fameuses pyramides de Monte Alban un peu sur les hauteurs de Oaxaca. Mystique..

Pour rejoindre Puerto Escondido, environ 300 km de route de montagne nous attend et bien sur en plein soleil. Cette route, nous la baptiserons la “route des anes” en raison du grand nombre de specimen que nous croiserons. Le refrían est toujours le meme sauf que cette fois-ci on dort au bord de la route a la belle etoile. Sympa la rosee du matin. Ce chemin nous feras pas mal suer car nous grimperons jusqu’a environs 2500 m, mais la descente qui s’en est suivie n’en fut que plus jouissive. “Una hora de pura bajada”!

Nous voila maintenant a Mazunte petite crique paradisiaque dans une cabanas les pied dans le sable et l’ocean devant nous. Cerveza, farniente, motta au programme pour un peu de detente avant l’attaque de notre montee dans le Chiapas.

Attaque de capsule de biere sur la gueule de follo. Brutales les binches mexicaines...

Quelques photos de nos debuts pas encore publiees

latintrip | 12 mai, 2006 21:35

Premier jour de route

Premier camping sauvage

Au motel

Au motel

Pause de midi

Camping sous la pluie

Pendant ce temps a Veracruz

Sauvetage en pick-up

On vous rappelle que le debut de nos aventures se trouvent sur http://latintrip.blogspot.com/

 
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